HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXII. 617
Valimon sauvage , lequel a des feuilles plus menues, agisse plusefficacement que l’autre dans toutes ces maladies ; &c quil réus-sisse beaucoup mieux , particulièrement pour la gale , soit del’homme, soit des bestiaux. La racine de cette herbe, ajoutent-ils, peut être mise au rang des cosmétiques : on s’en frotte lapeau, pour la rendre plus nette & plus unie, Sc les dents, pourles blanchir. La graine, quand on en tient fous la langue, em-pêche qu’on ne soit incommodé de la soif. De plus, Valimon sau-vage est auffi fort bon à manger, & on en confit de Tune & del’autre espece. Enfin, Cratevas en établit une troisième , qui a lesfeuilles plus longues & plus hérissées, & une odeur de cyprès. IIdit quelle croît plutôt fur le lierre que par-tout ailleurs ; & qu’onla donne en breuvage, au poids de trois oboles, en un septierd’eau, pour cette espece de convulsion où le corps se renverse enarriéré, & pour les retirements des nerfs.
L ’acanthos (27), ou branche ursine, est une plante à feuillesdroites & longues (2,8), & du genre de celles dont on fe sertpour rembellissement des jardins (zç> ). L’art en forme une bordurefort agréable autour des napes d’eau & des carreaux des parterres.On en distingue de deux efpeces., lune qui a des piquants Sc quiest frisée, c’est la plus petite ; l’autre qui est lisse & unie ; & cettederniere se nomme (30) pœderôs (31), ou melanphyllos (32). Laracine de celle-ci (33) est un remede souverain pour les brûlures& les dislocations. Mangée cuite, principalement avec de l’orgemondé, elle est très salutaire à ceux qui se sont fendu ou rompuquelque muscle , ou qui ont éprouvé des tiraillements vio-lents (34) , & convient aussi aux malades qui font menacés dephthisie. Broyée , puis chauffée dans un, vase plongé en eau chaude ,Lé appliquée avec ce degré de chaleur, elle remédie aux gouttes quifont accompagnées dardent &d’instammation.
Le bupleuron (33) est une plante que les Grecs mettent au
(34) Dioícoride, ibid. p. 170. Dupinet écrit en marge : Au-
(3 5) Le bupleuron est inconnu aux cuns le prennent pour auricula lei>o-Modemes , selon Angui’ilara, liv. n, Ris.
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