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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXII. 6tl

en grappes comme celle du silis ou feseli (39) , mais n’est pointamere , & ses feuilles ressemblent à celles de l’olufatrum. Elleest, dit-on, fort bonne à manger (40), & on la garde confite,comme un remede dont on peut fe servir au besoin, pour pro-voquer les urines , pour appaifer les douleurs de côtés , poursoulager ceux qui fe font rompus quelque muscle , ou qui ontété meurtris ou secoués violemment, &; pour dissiper les statuo-sités , &: les tranchées de la colique. C’est encore un antidotefort salutaire contre la morsure des serpents (41) , & contre lapiquure de tous les insectes venimeux. Aussi dit-on (41) que lescerfs ne craignent point les serpents (43), & font en fureté contreleurs morsures , parcequils mangent de cette herbe. Sa racine,appliquée avec du nitre, guérit les fistules. Mais, pour s'en ser-vir utilement dans les maladies que nous venons de dire, ilfaut la faire sécher, sur-tout quand il s’agit de remployer con-tre la morsure des serpents ; car pour peu qu il lui reste desuc, elle a moins d’efficacité & de vertu pour détruire le venin.

L’herbe appellée scandix , est mise par les Grecs , suivantle témoignage d’Opion (44) & ‘ d’Erasistrate (45), au nombre desplantes sauvages qui fe mangent. Quant à ses propriétés enmédecine, si on la mange cuite, elle arrête la diarrhée. Sa se-mence , prise en breuvage dans du vinaigre, appaife fur le champles hoquets. Cette herbe supplique encore utilement fur lesbrûlures, & est en usage pour exciter les urines. Son suc (46),tiré par décoction, est très bon pour l’estomac, ainsi que dansles maladies du foie, des reins , & de la vessie. C’est de cetteplante dont parle Aristophane , lorsque pour railler le PoèteEuripide fur fà naissance , il lui dit, par maniéré de repro-che (47), que fa mere n’a jamais vendu de véritables herbes dejardins , mais feulement des sauvages, telle que la scandix .

Scholiaste d’Aristophane. Voyez aussi les Proverbes, Vatlc. Cent. j , n° 8 <S;ainsi qu’Aulugelle, liv. 15 > ch. 10 ; & Valero Maxime, livre 3, ch. 4 > P- 1 7 °-