HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXII. 6 45
à ceux qui souffrent de Testomac ou du ventre pour avoir pris dulait caillé. Dans les maladies de consomption, occasionnées parquelque vice de la poitrine, ou des parties voisines du cœur, &dans l’épilepfie (39), on le donne avec du vin; & pour les paraly-sies de la langue , avec de l’eau miellée. On l’applique avec dumiel cuit pour la sidatique & les douleurs des lombes- CertainsAuteurs (40) disent que pour l’odontalgie il faut en introduireune petite boule couverte de cire dans la cavité de la dent quise trouve cariée : mais il n’y a personne a qui je voulusse conseillerce reniede, depuis qu’un homme qui s’étoit avisé de s’en servir seprécipita du haut de sa maison. On remarque effectivement que lelaser échauffe extraordinairement les taureaux quand on leur. enfrotte le mufïìe ; & si on en mêle dans du vin, &: que les serpents,,guidés par leur avidité pour cette liqueur, viennent à en boire, de stun poison mortel pour eux. Ainsi je crois fermement qu’il-y auroitdu danger à s’en frotter les gencives avec du miel Attique, pour lemal de dent, contme le conseillent encore ces mêmes auteurs. Je *ne finirois point si je voulois rapporter tous les usages auxquels ona fait servir les différentes compositions où le laser est employé'comme principal ingrédient. D’ailleurs je n ai entrepris de parlerque des remedes simples , où l’on agit avec connoiífance de cause >
& où les effets de la Nature font libres & sensibles ; au lieu quedans les divers mélanges des remedes composés , on ne se fondeque fur des conjectures, le plus souvent fausses & trompeuses, par-cequ’on n’observe jamais aífez exactement f analogie ou supposi-tion réciproque des différents mixtes que l’on emploie. C’est unsujet auquel je ne m arrêterai peint pour le moment ; mais il me:fournira bientôt matière à d’autres réflexions (41);
Propriétés du miel; de l’ hydromel, doit procede la différence,entre Vancienne <§ la nouvelle cuisine ; du vin miellé ; dela cire ; abus des compostions médicinales
De miel. ne seroit pas regardé comme une production moins»