HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIII. 17
dégoûtées ; car Ì1 n’est rien de si bon pour fortifier l’estomac , Scpour réveiller l’appétit. On prétend néanmoins que la vapeur du,marc dont on les couvre {13), les rend un peu pesants. Lesfleurs de vigne ont cela de particulier (14) , que si on en faitmanger à la volaille parmi les graines & autres nourritures qu onluî donne, elle prend pour les raisins une espece de dégoût, quil’empêche de les becqueter.
Le sarment des vignes où il y a eu des raisins est astringent ;mais le bois de ceux que l’on garde dans des pots de terre Test.beaucoup plus encore.
Les pépins ont aussi une vertu astringente (1 y) : ce font ces pc-' tirs grains qui font que le vin cause quelquefois des maux detête. Mais rôtis Sc pilés (16), ils font très bons à l’estomac. Onles réduit en farine comme forge (17) , & on en mêle dans lesbouillons ou autres boissons des malades qui ont la dysenterie oule flux céliaque, ou dont f estomac est dévoyé ou dérangé dansfes fonctions. On en fait aussi une décoction, qui, employée enfomentation, est fort utile pour guérir la gale 6 c appaiser les dé-mangeaisons.
Le marc des raisins, quand on en a ôté les pépins, est moinsnuisible à la tête Sc à la vessie, que celui où ces pépins se trouventencore. Pilé Sc appliqué avec du sel, il résout les inflammationsou tumeurs des mamelles (18). Sa décoction (19), en breuvageSc en fomentation, est salutaire dans la dysenterie Sc le flux cé-liaque invétérés.
Le raisin thériacal (z o), dont nous avons parlé en son lieu (zi),se mange , comme antidote , contre la morsure des serpents. Onprétend même qu’il est bon, en pareil cas, d’en manger les feuilles,Sc d’en appliquer aussi fur le mal. D’ailleurs le vin Sc le vinaigrequ’on en tire , font très salutaires dans les mêmes accidents.
Le raisin sec (z3), que l’on appelle en Grec afiaphis (2.4), se-
tLere, liv. 4, chap. 7, p. 107, termine dans cette section , se lit aussi cheztoute équivoque. Dioscoride, liv. 5 , chap. 4.
(zz) Tout ce que Pline va dire (14) C’est une appellation articulée
Tome T!IL C