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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIII. 2. Z

ont des nœuds d’efpace en espace ( 4 3 ), Sc son écorce est pleine de sen-tes Sc de crevasses. Quant à les fruits, ce font des baies en grappe,rouges comme la graine dont on se sert pour teindre en écarlate..Elles font en usage chez les Dames pour éclaircir le teint Sc effa-cer les taches du visage (44). Pilées &; appliquées avec les feuillesSc le suc, elles procurent du soulagement dans la sciatique Sc dansles douleurs des reins. La racine cuite dans de l’eau, & prise dansdeux cyathes de vin de Cô (45), évacue les sérosités qui s amassentau bas-ventre ; c’est pourquoi on la donne dpns l’hydropisie. II y atout lieu de croire que c’est là proprement la plante que les Latinsappellent uva tamïnia (46). Elle est encore mise en usage commeamulette ou préservatif (47) 5 Sc on la prescrit en gargarisme dansles crachements de sang, avec du sel , du thym, Sc du vinaigremiellé \ je dis en gargarisme seulement, car il y auroit du dangerà en avaler. Auífi les Médecins ne jugent-ils pas qu on puisse l’em.ployer avec fureté, comme purgatif.

II y a une autre plante fort semblable à celle là, laquelle est ap-pellée salicaftrum , parcequ’elle croît dans les saussaies. Sous deuxnoms différents leurs propriétés font les mêmes. Mais, broyée Scappliquée avec du vinaigre miellé, elle a plus d’estìcacité que la pré-cédente , Sc pour appaiíer les démangeaisons , Sc guérir la gale,tant des hommes que des bestiaux (48).

troit plutôt venir de l’Hébreu lahab ,flamme; d ’oùlibya est interprétée in-censa par S. Jérôme. On peut, à la vé-rité , concilier tout cela , en suppo-sant que, dans l’origine, lab signifieenchantement par le feu . & que , parla suite , l’acception de ce mot se seraétendue à toutes les sortes d’enchante-ments. Voyez ce que dit ce même Sa-vant Suédois , au mot Loeî-jare ,pre.f}istator.

(48) En faisant souvenir le Lecteurque Ce 1 sus a improprement parlé dela vigne sauvage sous le nom de grappe

sauvage (staphis agria ), nous citeronsce que dit, à l’appui de l’aíTertion dePline, un Auteur qui paroît avoir pa-reillement confondu ces dénomina-tions diverses : je veux parler de Scri-bonius Largus, chez qui on lit, Com-,pof 243 \ Ad papulas in capite effer-vescentes s vel qualibet parte corporistotius pruriginem , staphis - agria trita 3&c. item alumen liquidum ex aceto ,staphide agria adjecta j &c. Quoi quiien soit , apprenons de Pline à ne con-fondre le salicaftrum ni avec la sta-phis agria , ni avec ia lambrusqoe, ni