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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXIV. I 89

vertus médicinales font de réunir les blessures (y y), de mondisier& de résoudre les abcès. La térébenthine corrige aussi les vicesde la poitrine (56). On l’emploie en Uniment, en la faisant chauf-fer, pour les douleurs de membres, & l’on se n frotte au soleilpour la guérison des spasmes. Les marchands d’esclaves ont sur-tout grand soin d’en frotter tout le corps de ceux qui font tropdélicats (57) , afin de corriger leur maigreur en élargissant lespores de la peau, &c pour les rendre capables de contenir beau-coup d’aliments. La meilleure résine, après celle-là,.c’est celle dulentifque. Celle-ci a la propriété d’être astringente (5 8), & laplus diurétique de toutes (y 9). Les autres relâchent le ventre (60),digerent , consument les crudités, calment la toux invétérée ;l’on en fait des fumigations pour débarrasser la matrice des corpsétrangers qui la surchargent. Ces résines seules ne sympathisentpoint avec la glu ou le gui (61). Mêlée avec le fuis de bœuf &;le miel , elles guérissent les bubons & semblables tumeurs. Larésine de lentifque regarnit très bien les paupières dont le poil esttombé. On s’en sert encore fort utilement pour les maux & l’é-coulement des oreilles (6 z), comme aussi pour les démangeaisonsdes parties naturelles. Celle de pin est souveraine pour les blessures -de la tête.

(y 9) Dioscoride , ibid.

(60) Dioscoride , ibid.

(61) Nous en avons traité au 1 . zo ,ch. i z-

( 61 ) Confirmé par Dioscoride, àl’é-gard de toute sorte de résine, liv. 1 ,chap; 91 ; & à l’égard de la résine de-lentifque, ch. 90.