HISTOIRE NATURELLE, L1V. XXIII. I 9 I
De la poix épaisse : de la poix liquide : de la poix recuite :de lamumieou palimpijsa: de la poix raclée des vieux na-vires, nommée zopiísa : de la torche de pin : du lentisque.
Nous avons marqué (1) d’où se tiroit la poix, 8c nous en avonsindiqué toutes les efpeces. II y en a de deux sortes , l’épaiífe 8cla liquide. Des poix épaisses, la plus utile à la médecine est cellede Calabre, .parcequ’étant très grasse 8c très résineuse, elle réu-nit les propriétés de la résine 8c de la poix (1) , sur-tout lors-quelle est d’un jaune tirant sur le rouge (3). Quant à ce qu’onajoute , que celle qui provient d’un arbre mâle est la meilleure,je ne crois pas cette distinction bien fondée. La poix (4) est na-turellement chaude , 8c propre à réparer les déperditions de subs-tance (y). Sa vertu particulière, quand elle est préparée avec dela farine de froment séchée au feu , est d’être spécifique contreles morsures du serpent céraste (6). Prise en look avec du mielelle est bonne pour l’esquinancie (7) , pour les catharres pitui-te ux , 8c les fontes d’eau. On l’injecte avec de l’huile rosat (8),ou on l’applique en liniment avec de la cire pour le mal d’o-reille. Elle guérit les dartres ($>), 8c relâche le ventre. Prise enforme d’électuaire, ou d’opiat , ou appliquée en liniment avecdu miel aux amygdales , elle aide l’expectoration , dans lesamas de la poitrine ( 10 ). Employée également de la forte enliniment, elle remplit le vuide des ulceres (n) , 8c les guérit.Mêlée avec le raisin sec 8c le sain-doux , elle nettoie les anthrax ,8c les ulceres qui tendent â la putréfaction. Avec l’écorce depin , ou le soufre , elle guérit les ulceres rongeants (iz). Quel-ques Médecins l’ont fait prendre à la dose d’un cyathe dans laphthiíìe 8c dans la toux invétérée (13). Elle guérit les fentes quise font au fondement (14), 8c celles des pieds, les bubons 8c les
(14) Dioícoride , ibid. Marcellus Empiricus, chap. 31, p. zzz,ThéocLPriscien, liv. 1, ch. 29.'