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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. L Z I

vapeur même est un remede pour le foie, les reins, l'hydropiíìe (6) ,&: la toux (7 ), sur-tout étant mêlée avec de la résine ( 8 ). On l’em-ploie en décoction avec de la myrrhe pour la guérison de la teigne,& pour la suppuration des ulceres de la tête. On en tire encoreun suc qui a la même propriété que celui des concombres sauva-ges. Dans toute espece de roseau, la partie qui a le plus de vertu,c’est la plus proche de la racine (9). Les nœuds t ont austì très effi-caces. La cendre du roseau de Cypre , appellé donax , arrête lachute du poil & les progrès des ulceres qui tendent à la putré-faction. On se sert de ses feuilles pour tirer le fer entré dans leschairs (1 o), ainsi que contre l’érésipelle & toutes les tumeurs ouabcès (11). Le roseau commun, broyé tout récent, a une vertuattractive qui ne réside pas seulement dans fa racine , mais en-core dans toute la plante , laquelle a , dit-on, un grand nombredê propriëtés( 12.). Sa racine, infusée dans du vinaigre , &. employéeen Uniment , guérit les luxations Sc les douleurs de l’épine dudos (13). La même, pilée toute fraîche, & bue dans du vin,excite les désirs amoureux. La moelle des roseaux, mise dans lesoreilles , rend sourd ( 14).

Le papyrus , plante d’Egypte, qui est une espece de roseau ,sert principalement, étant sec , à dilater & à dessécher les fistu-les (15), dont , en se renflant, il ouvre sentrée aux médica-ments qu on y introduit. Le papier qu on en fait, étant brûlé,devient un caustique (16). Sa cendre (17), avalée dans du vin >fait dormir ; & appliquée après avoir été détrempée dans seauguérit les callosités.

des parties honteuses ; &, selon Théo-dore Priscien , liv. 1 , chap. 5, dans laguérison des ulceres coulants, de latête. Dioscoride, liv. 1 , chap. *15,observe que cette vertu caustique Scpropre à la guériion des ulceres , ré-side en général dans le papyrus brûlé,& il observe que la cendre qui se tire

du papyrus préparé en papier, est en-core plus efficace que celle du simplepapyrus.

(17) Quintus Serenus , chap. 56;en traitant de la maniéré de procurerdu sommeil aux malades :

Charta igitur , vatiis quam pinxit littera verbis,Uritur , inde cinis calido potatur in amoi,