HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. 241
II y a plusieurs forces de kakhrys , ainsi que nous savons ob-servé (67) ; & celle qui naît du romarin exhale, étant frottée ,une odeur de résine. C’eíl un préservatif contre les poisons &:contre les bêtes venimeuses, excepté les serpents (68). Elle excitela sueur, dissipe les tranchées , ôé donne beaucoup de lait.
La sabine, appellée brathy par les Grecs, a aussi deux e spece s :l’une dont la feuille ressemble à celle du tamarin (69) ; l’autre,ayant quelque ressemblance au cyprès (70), d’où quelques-unsl’ont nommé cyprès de Crete. Beaucoup de personnes l’emploienten parfum (71), au lieu d encens. On prétend que dans les mé-dicaments où elle entre (7 z), elle produit les mêmes essets que lecinname, en doublant son poids. Elle réduit les abcès (73);elle arrête les progrès des ulceres malins, ôé les fait suppurerétant employée en. Uniment (74). Soit par sa seule vapeur , soitpâr application íur le ventre , elle fait sortir le fœtus mort (yf).Ou en frotte les érésipelles Lé les charbons. Prise dans du vinavec du miel (76), elle guérit la jaunisse. On dit que la fuméede cette plante guérit aussi les catharres de toute la volaille (77).
La plante nommée fclago est: semblable à la sabine (78). Onla cueille sans l'entremife du fer , Lé l’on fe sert à cet effet de la
O11 lit aussi chez Hesychius : B p*9lrríet r/f Oioît Quo'Aìiì. Ce mêine usageest encore confirmé par Dioscoride ,ibid. S>c pat Oribasius , ibid.
(71) Galien, liv. 6, de Fac. Simp.Med. p. r 65.
(73) Dioscoride, ibid.
(74) Dioscoride, ibid. Galien, ibid.
(75) On lit la même assertion chezDioscoride , ibid. Galien , ibid-.m 3ajoute qu'elle fait mourir l’enfant auventre de la mere.
(76) Plinius Valerianus , livre 2 ,Tome V 111 .
chap. 59 : Regio morbo pellendo :Herba sabina , qua habet folia quasi cu-pressus , trita ex vino potui datur. Apu-lée , chap. 8 5, tir. 1 : A morbum re~gium . . . Herba sabina cum mei e &vino pota auriginem discutit , &c.
(77) Voyez ce qui a été dit au li-vre 1 o , chap. 5 7.
(78) Le Pere Hardouin observeqne cette plante est inconnue auxBotanistes modernes ; il avoue tou-tefois que Nicolas Chorier, dans fouHiftoire du Dauphine , en fait la kha-met-peucê , dont nous traiterons versla moitié du chap. 15.