Band 
Tome douzieme.
Seite
33
JPEG-Download
 

I1STOIRE NATURELLE, L I V* XXXVI. Z Z

d’Afrique, mais plus ample Le plus dilatée (r.) ; car les au 'font sphériques. Elle contient dans fou intérieur un fable agréa-ble au goût, Le de petits graviers , 6e fa propre substance est

ou moins régulière de ces crystaux,comme on le peut voir à l’article oùIon a parlé des cailloux en général.Ceux de Breuilpont, dont il est faitmention, d’après M. de Maìran,dansle volume des Mémoires de l’Acadé-mie pour 17?.i , font en partie desgéodes, qui contiennent de la terreblanche , ou d’une couleur roussâtrecomme du café brûlé ou du tabacd’Efpagne. Ces derniers font gros, auplus , comme des noix , ordinaire-ment sphériques, quelquefois sphé-roïdes , ou plats &c très minces ; lespremiers approchent de la figure sphé-rique : leur plus petit diametre est dedeux pouces, & le plus grand de qua-tre. Au milieu de cette terre on trou-ve quelquefois, suivant la remarquede M. Bourguet, dans fa Lettre fur lespierres a fusil, une matière dure, dequelques lignes de diametre , ainsiqu’on trouve, dit M. Bourguet, lecallimus de différente grosseur dansle geode & dans Taetite. La terreblanche étoit, selon M. de Réaumur,dans son Mémoire fur la formationdes cailloux inférés parmi ceux del’Académie , pour la mime année1711» très fine, ou une espece dede craie ou poudre. Ainsi ces caillouxétoientsemblables à une forte de ceux

Normandie ; il est entre le Châteaud’Anet & Ivry. Cette Province endonne auíìx du côté de Rouen, oùBoccone en a observé de pareils ; ellen’est pas la feule qui en produise. Desmontagnes de fable des environs deCharenton, près Paris, en ont faicvoir à M. de Réaumur, comme il lerapporte dans le Mémoire qu’il donnaen 1713 fur la même matière. Cescailloux , qu’il appelle des matons defable , font remplis quelquefois dansleur milieu de fable détaché. II y alieu de penser que patmi ceux deSaint-Dié, en Dauphine, il s’en doittrouver qui ont ainsi une cavité inté-rieure , qui est en partie remplie dequelque matière de sable ou de terre.

On peut donc se procurer unegrande & belle suite de Géodes oupierres d’aìgle tirées du fond de laFrance même, & il paroît, par lesEcrits des Naturalistes Etrangers, quecette même espece , c’est-à-dire celledont le corps est de pierre à fusil, nemanque pas dans leur pays. Boot rap-porte qu’on en trouve de celles quicontiennent de la marne blanche,rouge, jaune ou bleue, ou une terrede différentes couleurs, en Allema-gne; proche Hildeshein, en Mifnie;près Dresde ëc Chemnitz, en Bohê-Pilfna, fur tostt, lorsque 1 eau

dont j’ai parlé plus haut. L’estdroic me ; à deux milles deoù ces cailloux le trouvent confine la dans le lit des torrents

(z) C’est-à dire plus large que haut, applati fur les poles, prolongé à l’e-quateur.

Tome XII. E