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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. X X X V I. 8)

ges tombent dans les trous de telles carrières , on trouve , l’hiverd’après, la moelle de leurs os changée en pierre spéculaire. On

ble dans un même ordre , tout le côrédu morceau qu’ils formeront auracette inclinaison avec la face ; cequ’on observe très bien.

La différence des angles des trian-gles élémentaires fera auíïì que, sui-vant leurs différents arrangements enformant les lames, les côtés de ceslames seront parallèles à la ligne dumilieu , ou bien inclinés de dix de-ntés à cette ligne; ce qui forme aufiìîa pointe des morceaux , dont les fa-ces font toujours inclinées à la lignedu milieu de dix degrés de chaquecôté, quand ils leur font inclinés ; cequi arrive presque par-tout.

L’angle rentrant n’a été formé ,suivant M. de la Hire , que parce-qu’un amas de terre ou de glaise a em-pêche les parties élémentaires de s’ac-cumuler dans cec endroit. La facilitéque l’on trouve à fendre cette pierreen feuillets dans fa longueur , nevient que de l’humidité qui, ayantresté entre ces lames pendant du rems,ies a empêchées de s’appliquer intime-ment. Outre que la figure de ces la-mes a dû laisser entre elles quelquespetits vuides ces lames cependantne se cassent pas facilement de tra-vers , parceque leur union a été plusforte en ce sens.

Cette explication de la formation ,qui est principalement fondée fur laconfiguration oes parties élémentai-res., a beaucoup de rapport avec celleque l’on donne maintenant de la for-mation , non seulement du crystal ,mais des autres pierres figurées. On

ne peut gueres , en effet, aller plusloin ; l’on trouve une barrière invin-cible lorsque l’on veut franchir celle-ci. On est donc réduit à dire, commesait Pline , que la formation de cecorps & du crystal est la même , ex-cepté cependant que l’on n’admet pasmaintenant que le crystal est une subs-tance congelée, comme on le fai soit durems de Pline. Quelque système quel’on suive, l'on pourra aisément conce-voir comme il peut se trouver des osincrustés dans des morceaux de pierrespéculaire , dès qu’on admettra qu’ellese forme journellement. II ne s’agitque d’imaginer qu’une eau fe trouvechargée de ces parties, & que filtrantdans les terres , elle vienne à feréunir dans une cavité faite de maind’homme, comme peut être un puits,ou faite par la Nature , comme fontune quantité de crevasses ou de ca-vernes que I on trouve dans les mon-tagnes ; que des os soient jettés dansces puits , ou qu’ils y aient été mêlésaveè les matières qui composent lesmontagnes , lors de leur formation ,ou qu’ils aient été enterrés depuis,il pourront être facilement enduits,même pénétrés & comme changes eiicette matière. Us pourront même fetrouver au milieu des masses énorme*de pierres à plâtre , qui ne font quede la pierre spéculaire opaque, com-me on I’a observé dans des blocs decette pierre que l’on tire à Montmar-tre, de Sanois, dans les environs deParis : ainsi ce que Pline rapporte dece qu on a observé dans les puits d’Es-

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