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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LI V. XXXVI. 109

rieur d’un. édifice n'emploiera point de chaux qui n’aic été cuite a ufour trois ans auparavant. Et c’est pourquoi- les murs des Anciens,en couches de plâtre & de chaux, ne se losangeoient jamais. A

» & que plus elle est ancienne, plus» íl en faut. Dans les travaux dont. » j’ai été témoin, le lendemain ou» le surlendemain que la chaux avoit>3 été cuite on n’y mettoit que la me-» sure ronde dont j’ai parlé, de six» pouces de diametre fur six pouces» de hauteur; le jour suivant on y33 mettoit une mesure & un quart; le» quatrième Sc le cinquième jour on» y mettoit jusqu’à une mesure Sc>3 demie. On se régloit à cet égard,»» non feulement sur l’espace de tems

» qui s’étoit écoulé depuis que cette» chaux avoir été mise dans l’augem jusqu’à la fermentation, mais en-»3 core fur le degré de cette fermen-» ration, lequel est aisé à constater-» par le toucher.

» Remarquoit-on qu’elle se faisoit» trop précipitamment, on mettoit» moins de chaux vive ; remarquoit-», on qu’elle se faisoit plus tard que» de coutume, on en augmentoit la„ dose : ainsi, comme l’on voit, cette-» addition ne sauroit être uniforme :33 Tessentiel est de commencer par» éprouver la chaux d’un canton» avant de faire usage de ce mortier,33 afin de connoître la quantité de» chaux vive qu’il convient d’y in-» troduire. On verra par ces estais,3 qu’en admettant plus de chaux vive» qu’il n’est nécessaire , sa fermenta-is tion devenant trop brulque on trop» précipitée, outre que l'ouvrier n’am pas le rems d’employerce mortier,a> 1! se fait une déification absolue

-, dans son intérieur qui dissout toir-33 tes ses parties, & que l’évaporation-»r de son humidité devenant trop33 considérable > il ne reste plus assez'3 de gluten pour les unir, de forteu que le mortier se trouvant ainsi33 dénué de toute consistance, tombe3 > alors nécessairement en pouffiere.

>3 On s’appercevra au contraire que» quand on n’y admet pas assez de-3 chaux vive, ou que la chaux vive33 est ancienne à un certain point,»» Lester en est très lent; à peine sent-33 on quelque chaleur du tems aprè ! s33 qu’elle a été employée: d’où il ré-33 fuite que l’hutnidité du mortier y»3 resteconcentrée ; qu’il s’y forme par-- la fuite des crevasses, des gerçures33 & qu’en un mot ce mortier recelle«3 tous les inconvénients du mortier33 ordinaire. 11 a été fait, Tannée der-33 niere, des bassins au portes de Parts33 avec le nouveau mortier , où Ton a'» échoué pour n’avoir pas fair assez:33 d’attention à la nouveauté de la»3 chaux vive : on a recommencé de-'3 puis peu cet ouvrage avec les pré--3 cautions convenables, Sc Ton a33 réussi ; ce qui prouve combien il est»3 essentiel de se munir de chaux nou-» velle, & qu’il ne faut pas y erre33 moins attentif qu’à fa dose : ces-3 deux choses une fois reconnues,

33 Temploi de ee mortier n’est plus3» qu’une routine pour les ouvriers.

>3 En supposant donc qu’on ait fak», Taddition de chaux vive avec tour» le soin convenable, on sera- sûr