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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXXVI. 135

Nos Ancêtres adoptèrent la mode des mosaïques dès le remsde Sylla. On voit encore aujourd’hui au Temple de la Fortune,à Preneste, le carrelage en mosaïque qu il y fit faire. Ensuiteles carrelages en mosaïque pallerent des planchers aux lambrisdes chambres, 8c pour lors on les fit de verre. C’est une inven-tion récente. Car Agrippa, dans les Thermes ou bains chaudsqu’il fit construire à Rome, fit peindre à l’encaustique une mu-raille de terre cuite ; & dans les autres, les enduits, pour toute ma-gnificence, font crépis en chaux. Or il est indubitable que stl’u sage d’orner de mosaïques de verre les lambris des apparte-ments avoit eu lieu du teins d’Agrippa, il en auroit fait usage pourl'ornement des chambres de ses Bains publics ; Le même que les.lambris de verre du Théâtre de Scaurus auroient plutôt encorepassé de la fcene théâtrale dans les maisons de luxe. Nousnous arrêterons à disserter sur le verre,. puisque nous en som-mes venus à cet article.

De l’ invention du verre : comment on le fait : du verreObfidíen ou semblable au j ay et qu Obfidius trouva enEthiopie : des différentes fortes de verre , & des formesfans nombre qu on lui fait prendre..

Dans la partie ( 1 ) de la Syrie que Ton nomme Phénicie, &Tqui confine à la Judée,, entre les racines du mont Carmel, estun Palus appellé Cendevia. On croit que ce Pálus est la sourcedu fleuve Belus , qui parcourt cinq milles de pays , puis va sejetter dans la mer auprès de la Colonie Ptolémaïde. Son coursest lent ; son eau est malsaine à boire, mais la Religion Le fes>cérémonies en ont fait un fleuve sacré. Du reste il est limon-neux, & se8 eaux font profondes. On ne découvre le fable quiforme son lit, quà la retraite de la marée, lorsquapres s être em-paré d’une partie de son lit, elle vient tout-à-coup- à l'abandon-ner; car ce sable, ainsi balayé Lé roulé par les flots, fe dégage