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Tome douzieme.
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histoire naturelle, L I V. XXXVII.

la couleur est d’un verd de mer. Après les béryls, viennent leschryfobéryls, qui font un peu plus pâles que les béryls, & dontl’éclat tire fur la couleur d’or (8). II y a une autre pierre q.ui res-semble au chryfobéryl, Sc qui est plus pale : quelques-uns en fontun genre particulier, & la nomment chryfoprase ( 9 J. On met auquatrième rang les béryls qui tirent fur l'hyacinthe ; & au cin-quième rang ceux qui font de la couleur du ciel. Après ceux.là,viennent les béryls de couleur de cire ; ensuite ceux qui font decouleur d’huile d’olive. Les derniers ressemblent fort à des cryf-taux ; ils font sujets à avoir des poils & des ordures, & à per-dre peu-à-peu leur éclat : défauts qui font communs à tous lesbéryls. Les Indiens aiment extrêmement les béryls longs , & di-sent qu’il n’y a point de pierrerie qui fe paste mieux d’or quecelle-là : austi, après les avoir percés, ils les enfilent avec des crinsd’éléphants , Sc s’en fonc des colliers. D’autres Nations ne per-cent point ceux qui font fans défauts, & fe contentent d’en-chaster leurs deux extrémités dans de petites boslettes d’or : c’estpourquoi ils aiment mieux tailler les béryls en cylindres, que deleur donner une figure propre pour des anneaux ; car ils fontconsister leur principal mérite dans la longueur. Quelques-unspensent que les béryls font naturellement anguleux , & quêtantpercés, ils deviennent plus beaux; parcequainsi on leur ôte lablancheur qu’ils ont au-dedans, &: que 1 or qu’on y ajoute releveleur éclat. Les béryls font sujets à-peu près aux mêmes imperfec-tions que les émeraudes, indépendamment de celles dont nousavons déja parlé, Sc , outre cela, à des taches en forme d’ongle.On trouve quelquefois des béryls dans l’Empire Romain ; savoir,aux environs du Pont-Éuxin. Les Indiens ont inventé l’art de fal-sifier plusieurs pierreries par le moyen du crystal, &c fur-tout lebéryl.

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T orne XII.