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Tome douzieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LI Y. XXXVII. z IH

& une troisième sous laquelle on met des feuilles d’argent. Lescornalines Indiennes font transparentes ; celles d’Arabie font plusmassives. On en trouve aussi auprès de Leucade , en Epire , &'

fa valeur. II paroît bien par les anti-ques qui ont pasie jusqu’à nous, queles Anciens ne poíTédoient pas descornalines plus grofles que celles quel’on trouve de nos jours. 11s n’en fai-soienr gueres , à ce qu il paroît, quedes bijoux semblables aux nôtres.Pline ne parle que de ces sortes d’ou-vrages, & comme les Romains, nousplaçons dessous la pierre lorsque nousla montons en bague, une feuille blan-che ou jaune, selon que la couleur de

pierre le demande , afin d’en releverle jeu & le brillant.

Les Anciens , plus sages que lesNaturalistes du moyen âge , n’ont at-tribué aucune vertu médicinale à cettepierre , en revanche les seconds pen-sant apparemment qisune pierre quiétoit du nombre des pierres précieu-ses , ne méritero.it pas une relie pré-rogative ,si elle n’en poflédoit pas, ontce semble , enchérit sur les anciens,qui en reconnoissoient tant dans lesautres pierres, Boot, qui taxe de fo-lie Cardan , d’avoir dit que la corna-line rend riches ceux qui la portentLc leur fait vaincre leurs ennemis,rapporte peut-être , avec auflì peude sage de , que cette pierre égaiel’esprir, chaffe la crainte , donne dePaudace , empêche les fascinations,préserve de toutes fortes de venin ,arrêt-e les hémorragies par tmeespeced’enchantement , empêche les fem—mes d’avorter íì on fat t ache fur. la ré-gion ombilicale , guérit lesrumeursinflammatoires, blanchit les dents &

les nétoie , aiguise Tefprit, chasse lesmauvais songes, & suspend l’eftet dupoison de l’agate appelléee/zy#, à quion attribue d’exciter de la tristesse,de la mélancolie , &c. De Laët quiavoue ingénuement que les vertus at-tribuées à la cornaline n’ont point étéconfirmées par l’expérience , recon-noîr cependant qu’elle est excellentepour arrêter les íeignements de nez.La restriction qti’il y met, fait douterencore de cette vertu ; ce n’ess que

peu à-peu qu’elle l’arrête , c’est à-

dire lorsqu’il s’arrêre de lui même :c’est ce qu’on peut dire de moins fortcontre ces prétendues vertus, fi onne veut pas les traiter toutes de foliesou auflì bien de rêveries , celles- quede Laët & Boot croyoient avec plu-sieurs d’autres Auteurs , comme Vac-cins j Cassius, Berg'hen , &c. q ue celles-que Cardan n’a pas craint d’y recon-noître.

Instruits de ces miseres humainesnous ne le sommes pas des endroitsoù l’on rencontre précisément de cespierres , & où elles se forment.Linuaeus dit cependant en générai qu©,toutes les pierres du genre du Jìkx ,eroiflent dans de la craie. Mais csn’ess, à ce que je crois, qu’aprèsquel-que induction tirée du sistême qu’iîs est formé, & de ce qu’on fait fur lapierre à fusil ordinaire que ce celebreAuteur avance ce fait. Pline dit bierrqu une forte de farde se trouve d an Kle sein des rochers , mais il ne dé-termine pas la nature de ces roehere».