HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXX VI I. 3 2. Z
jva\in^ dans le langage des Troglodytes , signifie chercher. Lapremiere topaze qu’on eût vue , fut apportée de cette iste ; 8éPhilémon , Lieutenant du Roi Prolomée Philadelphe, en fit pré-sent à la Reine Bérénice (2.), mere de ce Prince , laquelle en futcharmée. Ensuite on fit de cette pierre une statue d’Arsinoé ,femme du même Ptolémée Philadelphe : cette statue avoir qua-tre coudées de haut, & fut dédiée dans un Temple qu011 ap-pelloit le Temple d’Or.*Les Auteurs les plus modernes disentqu on trouve aussi des topazes proche d’Alabastre, ville de la Thé-ba'íde, en Egypte, Sé ils en distinguent deux fortes , Tune quiest de couleur de porreau , l’autre qui tire fur la couleur dor, &qui ressemble au chrysoprafe ; car toutes les topazes tiennent plus011 moins de la couleur du suc de porreau. Au reste , il n’y apoint de pierre précieuse qui soit aussi grosse que celle-ci. Elle estaussi la seule qui ne résiste pas à la lime ; car on polit les autres
avec des pierres à aiguiser qui viennent de f iste de Naxe Lé d’au-£res lieux. Cette pierre s’ufe a force d’être maniée.
Après la topaze, vient la callaïs (3), qui en approche plus par lacouleur que par la richesse : cette derniere pierre essd’un verdpâle, Elle fe trouve au-delà des Indes , chez les Phycares , quihabitent le mont Caucase, Lé aussi chez les (4) Saces Lé les Daces.Elle est d’une grosseur remarquable , mais pleine de trous Lé d’or-dures. Celle de Carmanie est beaucoup plus nette Lé plus riche.Dans ces différents pays, 011 trouve cette pierre fur des rochersinaccessibles Lé couverts de glace : elle y est élevée en bosse, à-peu-près comme un œil, &ne tient que légèrement aux rochersqui la produisent; enforte qu’on diroit quelle n’y est pas venuenaturellement ; mais quelle y a été attachée. Et comme les ha-bitants de ces pays-là , qui, font gens de cheval, ne peuvent ferésoudre à monter à pied fur les rochers pour y chercher les cal-lais ; Lé que d’un autre côté ils n’ofent pas y aller a cheval, àcause du danger, ils les attaquent de loin à coups de fronde, Léles font tomber avec la mousse qui les environne. Ils les regardentcomme une grande richesse, Lé prennent beaucoup de plaisir à