HISTOIRE NATUREL!, E, L1V. XXXV I I.
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L’Arabique ressemble tellement à l’ivoire (aï), qu’on diroit quec’est la même chose, íì on ne reconnoissoit pas cette pierre par fadureté. On croît qu’en la portant fur foi, elle est bonne contreles douleurs des nerfs.
L’aromatite fe trouve (u), dit-on, en Arabie, & auílì enEgypte, aux environs de Pyres. Par-tout elle est pierreuse; elle ala couleur 6 c l'odeur de la myrrhe : c’est pourquoi les Reines &les Princesses en font un grand usage.
L’asbeste (23) vient des montagnes d’Arcadiej elle est de cou-leur de fer.
titutions de Botanique dé M. deTournefort pour y connoîtie différen-tes especes de lithophytes auxquelleson a donné le nom d’anripathes : il
appelle litophyte noir en arbre 1 an-tipates de Jean Bauhin & de Dioíco-cide, selon Lobel; il donne le nomde litophyte noir, fin comme des che-veux, & velu, à la seconde especed’antipathès de Pona ; celui de secondlithophyte noir, fin comme des che-veux , velu, à la troisième especed’an-tipathes de Pona, & à celui que JeanBauhin désigne par sin , velu , & qu’ilnomme aussi corail feuillé; enfin M.deTournefortcaractérise le quatrièmeantipathes de Pona par fa couleurnoire, fa fineíïe & les circonvolutionsqu’il fait.
Ces différentes especes d’anripathesreconnues par les Modernes, ferontpeut être naître une nouvelle questionfur l’antipathes des Anciens. Laquelledë ces esoeces, pourra-ton demander,est la vraie espece de Dioscoride & dePline? Ce seroit fans doute pouffer-trop loin une curiosité devenue par-làindifférente; nous sentons mainte-
nant combien il est difficile de biendéterminer le caractère essentiel des
différentes especes d’un même genre,& combien les propriétés que l’on em-ploie de nos jours à les caractériser ,sont ' peu satisfaisantes pour nouséclairer de façon à ne nous pointtromper : ainsi que l’on juge combienil doit être difficile de désigner l’es-pece de lithophyte reconnue par lesAnciens pour î’antipathès. Nous pou-vons feulement dire que c’étoit pro^bablement l’espece la plus commune,les recherches des Anciens rie s’étantpoint auífi étendues fur les différentesespeces de tout genre , quelles peu-vent l’être. de nos jours. Cette con-noissance nous suffit, & il seroit su-perflu de la vouloir étendre davan-tage sdu moins pour entendre le textede Pline ».
(21) C’est peut-être, selon le PereHardonin, la même pierre que VAra-'bius lapis dont on a parlé plus haut
(22) Cassa !pin pense que c’est \àm^
hr.e~gris .
(M) Ce nom, qui est Grec, figni-