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Tome douzieme.
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394 NATURALIS HISTORIEE LIB. XXXVII.

phthalmos eum onyche nascitur, tres hominis oculos simulexprimens.

pris Iear figure dans le trajet qu’il y adepuis cet endroit jusqu’à cette ville.II en peut être de même des caillouxde cette nature qu’on trouve dans lesautres rivières & dans les fleuves. La' pierre que Bruckman appelle reinpierreux ou pierre qui le leve parfeuillet, & qui se trouve à Ilmener,est , à ce qu’il me paroît , un de cescailloux qui se forment dans les schis-tes , dans les ardoises ou dans les mi-nes de charbons , & dans le milieudesquels on trouve souvent l’em-preinte de quelque poisson. Bruck-man dit qu’une pierre semblable à lapremiere & qui pesoit. dix livres &demie, en avoir une pareille dans sonmilieu, Lccela dune écrevisse de ri-vière , au lieu que l’autre ne renfer-moit que l’empreinte d’u.n épi de bled,très bien formé : on expliquera plusbas cette singularité , qui a quelquechose de plus difficile à expliquer quela forme de rein qu’on remarque dansles mêmes pierres , qui ne vient ,comme on l’a dit , que de la figure dela cavité où ils se sont formés, oudufrottement qu’ils ont soussert. Quel-ques Auteurs, comme Bruckman dansfa soixante-quatrieme lettre , pensentque celles de ces pierres qui reflem-blent à un haricot , doivent se rap-porter à des dents de quelque especede poisson. Ce sentiment n’est pascontraire à celui que j'ai proposé plus.haut ; il se peut , & je le pense avecBruckman , que l’on trouve des pie tres de cette forme qui font réellementdes dents de poissons , & je le pense

d’autantplus volontiers , que c’est , àce qu’il paroît , le sentiment de Het-man dans fa Moflographie , & deVolckman dans fa Silésie souterraine.Celui ci les appelle cependant grandepisolite , panachée de blanc & derouge , semblable au plus grand poisde jardin, & qui a un oeil blanc. CesAuteurs ont Fait graver ces pierres.Bruckman qui les a imités , appellecelle qu’il décrit, pierre de Silésie trèsdure , qui est creuse , & qui repré-sente exactement un. haricot lisse ÔCpoli. Ces prétendus haricots pétrifiéspeuvent donc être souvent des dentsde poiflon , mais elles font auffi sou-vent de simples Jilex , qui n’ont d’au-tre singularité que leur figure , com-me je m’enfùis afluré par un examenexact de ceux qu’on trouve parmi lescailloux roulés des endroits que j’aicités plus haut <•.

(5) Note de M. Guettard. « LesNaturalistes modernes pensent que lapierre oculaire est une agate. Danscetce supposition, il n’est pas étonnantqu’elle vienne dans les mêmes en-droits que l’onyx, l’onyx n’étant elle-mème qu’une espece d’agate. Il n’estpas rate de trouver de ces pierres quiayentdes taches rondes de différentescouleurs j qui íont comme autant.decercles ou d’autres courbes concen-triques dont l’arrangement donne , sil’on veut, à ces taches la forme desyeux séparés ou réunis ensemble. L’ona vu de ces pierres qui a voient non,seulement trois yeux, comme cell e