histoire NATURELLE, LIV. XXXVII. 419
net les fausses d’avec les fines ; car il faut aussi précautionner le luxelui-même contre les tromperies des hommes. On prétend que lespierres transparentes doivent s’éprouver dès le matin ,-ou tout auplusjufqu’à la quatrième heure (1), si l’on ne peut pas faire autrement,mais non pas plus tard. Çes fortes d'épreuves se font de plusieursfaçons. Prerniéremept en examinant le poids ; car les pierres finesfont plus pesantes que les fausses. Secondement en examinant lecorps même de la pierre; car on voit.au fond des pierres faussescomme de petites vésicules : de plus, elles ont la surface rude;leur éclat n’est pas constant, 5c il cesse avant que d’arriver jufqu’àl’ceil. Toutefois la meilleure façon d’éprouver une pierrerie c estd’en faire tomber un petit morceau ôc de le briser fous une lamede fer : mais les Marchands de pierreries ne veulent pas souffrircette épreuve, non plus que celle de la lime. La limaille de lapierre Obsidiane ne mord point fur les pierres fines. Les fausses
ne peuvent soutenir la gravure qui fe fait avec les pierres blan-châtres. Enfin il y a une si grande différence entre les pierreries,que les unes ne peuvent être gravées avec le fer, 6c que les au-tres ne peuvent l’être qu’avec un fer émoussé : mais toutes fepeuvent graver avec le diamant. Au reste rien n’est meilleur pourcela que de chauffer le foret. Les rivières qui portent despierres précieuses, font l’Acésine Sc le Gange ; mais il n’y a pointde pays qui en produise autant que les Indes.
Après avoir traité en détail de toutes les œuvres de la nature, ilconvient de faire, entre elles, 6c notamment entre les différentescontrées du globe, une forte de distinèfion. Par exemple, de toutesles parties de la terre qui font fous la vaste étendue du ciel, l'Italie,cette maîtresse 6c cette seconde mere de l’univers, est assurément laplus belle , SC mérite incontestablement la préférence fur toutesles autres, par fes hommes ÔC par fes femmes, par fes Capitai-nes 6c par fes soldats, par la multitude de fes esclaves, par fê-tât florissant, ou y font les sciences 6c les arts, 6c par les grandsgénies quelle produit : de plus , par son heureuse situation , Scpar la bonté 6c la douceur de l’air que l’on y respire ; par la faci-
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