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Tome douzieme.
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496 Additions au Commentaire

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IDÉE

D'UNE SONDE AUTOMATE,

Ou qui descend, au fond de l’eau , & en revient d’elle-même,sans corde ni chaîne, ni autre conducteur extérieur.

AltiJJtmum mare quindecim Jladiorum Fabianus tradit. Alii in Ponto ., . im-mensam altitudinem maris tradunt, vadis nunquam repertis. Plin. 1. 1 , c. lor.

T j a connoissance des diverses profondeurs de Ia mer est de laplus grande importance pour les navigateurs , & n’intéresté pasmoins cette classe de Physiciens qui s’occupent de résoudre leproblème de la vraie figure du globe, & de l’éléyation ou dé-pression réelle de ses diverses parties, principalement de cellesqui font cachées fous les eaux. Pour connoître les diverses pro-fondeurs de la mer, on n’a d’autre moyen connu que la fonde.Cet instrument consiste ordinairement en un poids d’un certainnombre de livres de plomb , qu’on descend dans la mer avec unecorde, laquelle sert à retirer ce même poids quand on s’apper-çoit qu’il n exige plus de corde, & qu’on voit que celle-ci n’estplus perpendiculaire au poids , mais commence à surnager. La

longueur de la corde qu’a exigé le poids, donne la connoissancede la profondeur de la mer en cet endroit, en y joignant l’esti-mation du chemin qu’a fait le vaisseau depuis la sonde jettée ;mais il arrive assez souvent que la profondeur de la mer exigeune telle quantité de corde , que cerre quantité , non seulementcorrespond au poids du plomb, mais même le surpasse. Or com-me la corde est une matière d’une pesanteur spécifique , moin-dre qu’un égal volume d’eau , il arrive infailliblement dans cecas, que le poids est soutenu par la corde avant d'être parvenu

au