de l* Histoire Naturelle de Tline. $zy
celui ou il a acquis toute fa perfection, fait le fond. de la divi-sion mi|p par Swammerdam entre les infectes. La premiere deces claífes renferme les infectes qui ne subissent aucune métamor-phose , qui conservent toujours la figure quils ont en sortant del’œuf, & qui ne font feulement que croître & augmenter; telsque font les araignées, les poux , les puces , les cloportes, lesvers de terre , les sang-sues, les millepieds, &c. Les fourmis, les de-moiselles aquatiques, les sauterelles, les grillons, les courtillieres, lespunaises volantes, les mouches aquatiques, &c. font de la secondeclaífe , en ce quils ont, à la sortie de l’œuf toutes leurs parties ;mais qui ne font pas développées ; qu’ils font eux-mêmes dansun état de nymphe , d’où ils sortent pour prendre des ailes quifembloient leur manquer étant renfermées dans leurs étuis. Lesinfectes de la troisième classe sortent de l’œuf étant fous la formed’un animal, fous la peau duquel fe forment peu-à-peu les partiesde celui dans lequel il doit fe métamorphoser. Svvammerdamplace fous cette classe, les abeilles , les cousins , les Scarabées,les papillons, les phalènes, les teignes ailées. Les insectes de laquatrième classe ne different en général de ceux de la troisièmeque parcequ’en fe métamorphosant ils déposent deux peaux, cellede la nymphe & celle du ver , au lieu que ceux de la troisièmen’en quittent qu une, qui est celle de la nymphe. Les mouches,les guêpes bâtardes, Scc. subissent cette métamorphose^
Des propriétés qui, pour être apperçues, demandent des ob-servations fines Sc délicates, ne peuvent guere servir, du moins,pour le plus grand nombre , à faire connoître les infectes. Ondoit agir pour les infectes comme pour les autres animaux. De-mande t-on , pour distinguer les quadrupedes , qu’on sache si ,lorsqu ils sortent des enveloppes où ils font enfermés dans la ma-trice , ils en déposent une ou deux ; si toutes leurs parties fontformées fous ces enveloppes, ou si elles ne. le font pas ? On tireles caractères distinctifs de ces animaux, de leurs parties, lorsqu ilsfont dans leur état parfait, & il en doit être ainsi pour ce qui re-garde les infectes.
JVÍais, indépendamment.de ces réflexions, on peut dire encore