fur le meffle pied, et Haller ajoute vers la fin de cette lettre „Haec ad Gen-tianas rubram et punctatam.'' Voila Ia preuve, ce me femble, que la G. punc-tata de Haller a calice lpathace n'efr qu'une variete de la G. rubra de Haller, quielt la G. purpurea L.
Quant a la G .pannonica deJacquin, elle fut envoyee a Linne et reconnuspour etre fa G. punctata , felon M. Jacquin: j’en ai d’autres probabilites encore^d’apres les figures de plantes venues de la grande Chartreufe et de Ratisbonne,ajoutees a celles du N. 3. Je me crois donc autorife a penfer que la G. punc-tata des botaniftes modernes n’eft qu’une double variete accidentelle, tantot deIa G. purpurea L. et tantot de la G. pannonica de Jacquin, felon qu’elle a foacalice lpathace ou regulier.
Reftent les deux liybride*, ma G. punctata N. 4 et G. Thomajii de Gillabor
N. 5.
Si la G. punctata L. n’eft qu’une variete, comme je crois l’avoir prouveci-delTu*, j’ai pu prefumer que, ne pouvant etre confervee, le nom de G. punc-tata pouvoit et devoit meme etre donne de preference a une variete ou efpecapermanente. Deux varietes accidentelles qui appartiennent a deux efpeces diffe-rentes, ne fauroient faire une efpece.
Mais pourquoi, me dira-t-on, ne pas laiffer avec Linne le nom de G. punc-tata L. a la G. pannonica? C’eft par egard pour M\l. Jacquin, Scopoli, Will-denow etc. qui 1 ont etablie et proclatnee fous le nom de G. pannonica; c’estpour ne pas heurter 1’ufage adopte; c’eft par refpect pour les botaniftes et pourla fcience, parceque les noms variables la font chanceler, tandis que rien no1'avance autant que les noms fixes.
Le N. 4 G. punctata eft vraiment et finement ponctuee. Je la crois inconnue.Un botanifte afiez exerce dans la recherclie des plantes me l’a envoyee fous lenom de G. lutea *). Elle dilfere donc grandement et tres-ccrtainement de laG. purpurea. Je la crois hybride par cela feul qu’elle eft tres-rare, puisqu’ell«a echappe a Ia fagacite des boianiftes modernes.
D ailleurs n’ayant vu a cote ni la G .purpurea, ni la G. pannonica , je n*faurois affirmer li elle eft efpece nouvelle ou bybiide, ni par confequent des-quelles deux des trois reconnues elle eft provenue.
La G. lutea vient tout pres et a cote: la G. pannonica n'eft pas tres-eloignee;mais le calice etant le meme dans la G. purpurea et dans Ja G. lutea , il reft®
II paroit aufli que Rtnlbek et Siinon Paulli ont pris la G. purpurea L. pour la G, lutea^d apres les remarqucs ile Smith et d’Afzelius fur la Flora Laponica.