plus grands cercles de la Sphère, il vous de-
signera clairement la véritable route de laLuneparmy les Eítoillcs fixes.
J’ay encore inféré dans ce lieu l’obscrva-tion du passage de Mercure sous le Soleil,comme une chose appartenante à mon ou-vrage , à laquelle j’ay réussi assez heureuse-ment. J’ay cherché par ce moyen laparala-xe du Soleil, quoy que je ne m’asseure pastrop fur ce que j’en ay pû inférera cause del’observation d’Avignon. Je puis pourtantdire dans la vérité , que si l’on peut trouverle véritable lieu du nœud de Mercure , c’està dire la véritable intersection du passagede l’Ecliptique , sans dissicultc la paralaxedu Soleil sc pourra counoistre par cette ob-»,servation.
Outre cela j’ay inventé quelques moyensde chercher la paralaxe de la Lune i quel’on pourroit avoir probablement par lacomparaison des hauteurs meridienes de laLune , observées à l’isie de sainte Hclcne,avec celles qui auront esté observées dansl’Europe. Mais à cause que mon soin prin-cipal estoitd'observer les Estoillcs fixes quine se voyent point enAngleterre que le Cielpresque toujours couvert me permcttoit ra-rement de faire cette observatiô- Quand j’a-vois de bons momens & le temps lerein jene les laissois pas palier inutilement, & jeme gardois bien de l'employer à attendreque la Lune vint au Méridien ; car quel usa-