à une si prompte et si complète solutiondu problème. Cependant, avant d’en con-clure que le miel dont ces abeilles s’e'toientnourries, les avoit seul mises en état deproduire de la cire, il falloit s’assurer,par de nouvelles e'preuves, qu’on ne pou-Voit en donner une autre explication.
Les ouvrières que nous tenions cap-tives avoient pu recueillir les poussièresfe'condantes des fleurs, lorsqu’elles étoienten liberté ; elles avoient pu faire des pro-visions la veille et le jour meme de leuremprisonnement et en avoir assez dansleur estomac ou dans leur corbeille pouren extraire toute la cire que nous avionstrouvée dans leur ruche. .
Mais s’il étoit vrai qu’elle vint des pous-sières fécondantes récoltées précédem-ment , cette source n’étoit pas intarris-sable, et les abeilles ne pouvant plus s’enprocurer, elles cesseraient bientôt doconstruire des rayons, on les verrait tom-ber dans l’inaction la plus complète ; ilfalloit donc prolonger encore la mêmeépreuve pour la rendre décisive.