propriétés physiques ou chimiques. Enfin, lorsqu’elle estinconnue, je tâche d’y suppléer à l’aide des mômes pro-priétés réunies en nombre suffisant pour distinguer l’es*pèce dont il s’agit (1).
J’ai préféré l’indication de la forme primitive à celle dela molécule intégrante, parce que la première représentele résultat immédiat de la division mécanique d’un cristal,et à-la-fois le produit le plus simple de la cristallisation,qui nous offre d’ailleurs isolément cette même forme dansun grand nombre d’espèces. Telle est au reste la dépendancemutuelle qui existe entre la forme primitive et celle de lamolécule, que l’une ne peut être particulière à telle espècede minéral, sans que la même chose ne soit vraie à l’égardde l’autre (2).
( 1 ) Les formes qui ont un caractère particulier de perfection, comme lecube, l’octaèdre régulier, le dodécaèdre rhomboïdal, n’ont besoin que d’êtrenommées. D’autres formes, telles que le rhomboïde et l’octaèdre non régulier,exigent seulement que l’on ajoute à leur nom la mesure des angles que leursfaces font entre elles. Quant aux autres formes, telles que le prisme hexaèdrerégulier et le parallélipipède différent du rhomboïde, j’en indique les dimen-sions respectives en nombres ronds approximatifs. De cette manière on enconcevra plus facilement l’aspect géométrique, et ces indications pourrontencore servir à en exécuter des imitations en bois. Les véritables rapportsentre les dimensions, exprimés ordinairement par-rtes quantités radicales, setrouveront dans les notes qui composent la seconde partie de l’Ouvrage.
( 2 ) J’ai exposé dans mon Traité les principes qui m’ont conduit à déter-miner les molécules intégrantes, par la sous-division des formes primitives,combinée, lorsque cela est nécessaire, avec la théorie des déeroissemens.( Voyez Tom. 1, p. 29 et suiv., Tom. If, p. a49 €t suiv - ; Id. p. 4o8 et suiv. ;id. , p. 545 et «uiv. ; noyez aussi le même volume, p. i et suiv.). L’articleauquel se rapporte cette dernière citation, est destiné surtout à l’exposé dela méthode que j’ai suivie pour la détermination des molécules intégrantesdans lesquelles l’observation indique des dimensions inégales, dont elle nouslaisse ignorer le rapport: j’ai eu recours, dans ce cas, à une analogie fondéesur les considérations suivantes. Lorsque la forme primitive et celle des mo-léeules sont données a priori, avec leurs dimensions, comme dans le cas ducube, de l’octaèdre Tégulier , du dodécaèdre à plans rhombes, ou même du