*vj
. tance. L’un a la limpidité de l’eatl la plus pure ; lésautres offrent successivement diverses couleurs, dont quel-ques-unes sont jointes à une parfaite opacité. L’éclat dela surface et l’éclat intérieur subissent des variations ana-logues. Ce ne sont pas simplement des nuances qui mar-chent par une gradation imperceptible, ce sont quelque-fois des contrastes si marqués, que, même aujourd’hui,quelques-uns des corps qui les présentent constituent uneespèce particulière dans les méthodes publiées par dessavans étrangers (t).
Les formes elles-mêmes semblent participer jusqu’à uncertain point, de cette diversité d’aspects.Parmi les facesdes sommets, quelques-unes ont pris une telle étendue auxdépens des autres qui échappent presque à l’œil, qu’il fautde l’habitude pour les remettre par la pensée à des dis-tances égales de l’axe, et en ramener l’assortiment à lasymétrie d’une pyramide droite hexaèdre.
Mais que l’on mesure sur cette multitude de cristauxl’inclinaison mutuelle, soit de deux faces voisines dansune même pyramide, soit de Tune de ces faces et du panadjacent; tous les résulsats coïncideront, sans laisserapercevoir la plus légère différence. Cette conformité dansles positions respectives des plans qui terminent les cris-taux, suffirait seule pour annoncer qu’il existe dans tousune substance identique , qui était seule soumise à l’em-pire immédiat de la cristallisation, etquelesplus opaquesd’entre eux, et les plus chargés en couleur , ne diffèrentpas, quant au fond, de celui dont la limpidité n’est trou-blée par aucune teinte étrangère. La même chose a lieu,
(i) Tels sont les cristaux (l’un jaune-brunfitre et quelquefois d’un rougeobscur, auxquels on a donne le nom à'Eisenhiesel. V^ofez la deuxièmepartie de cet Ouyrage, note 35.