pourra le fane disparaître qu’en analysant des Corps ré-duits à leurs seules molécules intégrantes, sans aucuneaddition de matières hétérogènes. Ces analyses donnerontles types chimiques des espèces dont la cristallographieavait déjà déterminé les types géométriques, et les corpsanalysés jusqu’à présent offriront une gradation de variétéspar mélange, liées à leurs types par un fond de principescommuns.
C’est principalement ce retard de nos connaissancessur la composition des substances terreuses, qui m’a em-pêché de soudiviser en genres la seconde classe de laMéthode. Ayant essayé d’y parvenir, je ne faisais queremplacer chaque combinaison par une autre qui ne mesatisfaisait pas davantage, et j’ai fini par renoncer à untravail que la science elle-même semblait m’interdire,pour me borner à présenter encore aujourd’hui, commeje l’avais fait dans mon Traité, une simple liste de cessubstances jusqu’ici rebelles aux règles d’une distributionméthodique.
C’est aussi par la crainte de tomber dans l’arbitraire,'que j’ai annexé à la seconde classe un appendice quicomprend les substances sur lesquelles il nous reste encoredes observations à faire, avant de leur assigner des placesdans la méthode. Mon savant collègue de Jussieu, dansson Généra ptantarum , qui a changé la face de la bo-tanique, a rejeté à la fin de sa Méthode, sous le titre dePlantas incertce sedis , les espèces dont la fructificationn’est pas assez connue pour permettre de les ranger dansleurs familles respectives. A l’imitation de cet hommecélèbre, j’ai essayé de tracer relativement aux connais-sances minéralogiques, la ligue qui sépare le doute dela certitude. L’appendice dont il s’agit offre déjà lui-même la preuve des avantages qui résultent de cette sage