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Tome premier.
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*44 THÉORIE

déposé, de la même façon et par les mêmes causes quelle a»posé et transporté dans les lieux un peu plus bas de ces montagne»une grande quantité de coquillages, et considérons celle coucheextérieure de sable vitrifiable comme posée d'abord de niveau etformant un plat pays de sable au-dessus des montagnes des Alpes ,lorsquelles étaient encore couvertes des eaux de la mer : il se seraformé dans cette épaisseur de sable des noyaux de roc, de grès,de caillou, et de toutes les matières qui prennent leur origine etleur figure dans les sables par une mécanique à peu près sem-blable à celle delà cristallisation des sels; ces noyaux une fois for-més auront soutenu les parties ils se sont trouvés, et les pluiesauront détaché peu à peu tout le sable intermédiaire, aussi bienque celui qui les environnoil immédiatement ; les torrens, les ruis-seaux, en se précipitant du haut de ces montagnes, auront en-traîné ces sables dans les vallons, dans les plaines, et en aurontconduit une partie jusquà la mer; de cette façon le sommet de»montagnes se sera trouvé à découvert, et les noyaux déchaussé»auront paru dans toute leur hauteur Cest ce que nous appe-lons aujourdhui des pics ou des cornes de montagnes , et ce quia formé toutes ces éminences pointues (pion voit en tant den-droits; cest aussi lorigine de ces roches élevées et isolées quontrouve à la Chine eL dans dautres endroits , comme en Irlande ,

X J'ai taché «l'expliquer comment les pics des montagnes ont été dépouillés de»Ealiles vitrescibles qui les environnoieot au commencement, et mon explication nepèche quen ce que jai attribué la première formation des rochers qui forment lettovau de ers pics a l'intermède dff leau , ou lieu qu'on «loit l'attribuer a laction dufeu ; ces pics ou cornes de montagnes ne sont que des prolongemens et des pointesde la roche Intérieure du globe. lesquelles ctoient environnées d'une grande quan-tité île scories et de poussière de verre} ces matières divisées auront été entraînéesdans les lieux inférieurs par les mouvemens de la mer dans le temps quelle a faitretraite, et ensuite les pluies et les torrens des eaux courantes auront encore sil-lonné du lia ut en bas les montagnes, et auront par conséquent achevé de dépouillerles masses de roc vif qui forntoient les éminences du globe, et qui , par ce dépouil-lement, sont demeurées nues et telles que nous les voyons encore aujourdhui. Jepuis dire en général qu'il ny a aucun autre changement a faire dans toute ma théo-rie de la Terre , que celui de la composition des premières montagnes qui doiventleur origine au feu primitif, et non pas 'a l'intermède de leau, comme je l'avois con-jecturé , parce que jétois alors persuadé , par 1 autorité de oodvard et de quel-ques autres naturalistes, que lon avoit trouvé des coquilles au-dessus des sommetsfie tontes les montagnes j au lieu que , par des observations plus récentes , il paroîtquil nv a pas de coquilles sur les plus liants sommets, mais seulement jusqu'à lahauteur de deux mille toises au - dessus du niveau des mers , d il résulte quellelia peut-être pas surmonté ces hauts sommets , ou du moins qu'elle ne les a baignésque pendant un petit temps, en sorte qu'elle na formé que les collines et les mon-tagnes calcaires, qui sont tonies au-dessous de cette hauteur de deux mille toises,( Add- Buff» )