44o THÉORIE
<1 lion , on conçoit qn’il y aura encore bien des espèces de laves,« selon le différent degré de fusion du mélange, selon qu’il par-« licipera plus ou moins du métal, et qu’il sera plus ou moins« intimement uni avec diverses matures. J’en distingue surtout« trois espèces , et il y en a bien d’intermédiaires. Ij lave la plus« pure ressemble, quand elle est polie, à une pierre d’un gris sale« et obscur; elle est lisse, dure, pesante, parsemée de petits« fragmens semblables à du marbre noir, et de pointes blanchâ-<c 1res; elle paroîl conlenir des parties métalliques; elle ressemble,« nu premier coup d’oeil, à la serpentine, lorsque la couleur de« la lave ne tire point sur le vert; elle reçoit un assez beau poli,,«< plus ou moins vif dans ses différentes parties; on en fait des« tables, des chambranles de cheminée, etc.
« I.a hue la plus grossière est inégale et raboteuse; elle res-« semble fort à des scories de forges ou écumes de fer. La lave la« plus ordinaire lient un milieu entre ces deux extrêmes ; c’est« celle que l'on voit répandue en grosses masses sur les flancs du« Vésuve et dans les campagnes voisines. Elle y a coulé par tor-« rons : elle a formé en se refroidissant des masses semblables à« des rochers ferrugineux et roui liés, et souvent épais de plu-ie sieurs pieds. Ces masses sont interrompues et souvent recou-« vertes par des amas de cendres et de matières calcinées... C’est« sous plusieurs lits alternatifs de laies, de cendres et de terre,« dont le total fait une croûte de soixante à quatre-vingts pieds« d’épaisseur, qu’on a trouvé des temples, des portiques , des sla-« tues, un théâtre, une ville entière, etc.... »
« Presque toujours , dit M. Fougeroux de Bondaroy, immé-« diatenient après 1 éruption d une terre brûlée ou d’une espèce<c de cendre.... le V ésuve jette la lave... elle coule par les l'entes« qui sont faites à la montagne.
« La matière minérale enflammée, fondue et coulante, ou la« lave proprement dite, sort par les fentes ou crevasses avec plus« pu moins d’impétuosité, et en plus ou moindre quantité, sui-« vaut la force de l’éruption ; elle se répand à une distance plus« ou moins grande , suivant son degré de fluidité , et suivant la« pente de la montagne qu’elle suit, qui retarde plus ou moinsu son refroidissement.
<( Celle qui garnit maintenant une partie du terrain dans le« bas de la montagne, et qui descend quelquefois jusqu’au pied« de Porlici... forme de grandes masses, dures, pesantes et heris-« sées de pointes sur leur surface supérieure; la surface qui« porte sur le terrain est plus piale : comme ces morceaux sont its