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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. 56-

encore pins d'affinité qu'avec lui. Lcflét que les chimistes appel-lent défaillance, et même celui des efflorescences, démontrent 11011-seufcment quil y a une très-grande quantité deau contenue danslair, mais encore que cette eau ny est attachée que par unesimple affinité, qui cède aisément à une affinité plus grande, etqui même cesse dagir, sans être combattue ou balancée par au-cune autre affinité, mais par la seule raréfaction de lair, puis-quil se dégage de leau dès quelle cesse cl être pressée par lepoids de latmosphère sous le récipient de la machine pneuma-tique.

Dans lordre de la conversion des élémens, il me semble queleau est pour lair ce cpie lair est pour le feu, et que toutes lestransformations de la nature dépendent de celle-ci. Lair, commealiment du leu, sassimile avec lui, et se transforme en ce pre-mier élément; leau raréfiée par la chaleur, se transforme en une.espèce dair capable dalimenter le feu comme lair ordinaire. Ainsile feu a un double fonds de subsistance assurée; sil consommebeaucoup dair, il peut aussi en produire beaucoup par la raré-faction de leau, et réparer ainsi dans la masse de latmosphèretoute la quantité quil en détruit, tandis quultérieurement il seconvertit lui-même avec lair en matière fixe dans les substances.terrestres quil pénètre par sa chaleur ou par sa lumière;

Et de même que, dune part, leau se convertit en air ou envapeurs aussi volatiles que lair par sa raréfaction, elle se convertiten une substance solide par une espèce de condensation différentedes condensations ordinaires. Tout fluide se raréfie par la chaleuret se condense par le froid; leau suit elle-même cette loi com-mune, et se condense à mesure quelle refroidit : quon en rem-plisse un tube de verre jusquaux trois quarts, ou la verra des-cendre à mesure que le froid augmente, et se condenser commefont tous les autres fluides; mais quelque temps avant linstant dela congélation , on la verra remonter au-dessus du point des troisquarts de la hauteur du tube, et sy renfler encore considérable-ment en se convertissant en glace : mais si le tube est bien bouchéet parfaitement en repos, leau continuera de baisser, et ne segelera pas, quoique le degré de froid soit de 6, 8 ou 10 degrésau-dessous du terme de la glace, et leau ne gelera que quand oncouvrira le tube ou quon le remuera. Il semble donc que la con-gélation nous présente dune manière inverse les mêmes phéno-mènes que linflammation. Quelque intense, quelque glande quesoit une chaleur renfermée dans un vaisseau bien clos, elle neproduira Tinilammation que quand elle touchera quelque ma-