600 MINÉRAUX. INTRODUCTION,
de 9 à 5; en sorte que, pour le refroidissement du grès, il faufplus de la moitié du temps cju'il faut pour celui du fer.
J’observerai , au sujet de ces expériences, que les globes deglaise chaudes à feu blanc ont perdu de leur pesanteur encoreplus que les boulets de fer, et jusqu'à la neuvième ou dixièmepartie de leur poids, au lieu que le grès chauffé au même feu neperd presque rien du tout de son poids, quoique toute la surfacese couvre d’émail et se réduise en verre. Comme ce petit fait m’aparu singulier, j’ai répété l’expérience plusieurs fois, en faisantmême pousser le feu et le continuer plus long-temps que pour lefer ; et quoiqu’il ne fallut guère que le tiers du temps pour rougirle grès, de ce qu'il eu falloit pour rougir le fer , je l’ai tenu à cefeu le double et le triple du temps pour voir s’il perdrait davan-tage, et je n’ai trouvé que de très-légères diminutions; car leglobe de deux pouces, ch an fié pendant huit minutes, qui pesoitsept onces deux gros trente grains avant d’être mis au feu, n’aperdu que quarante-un grains, ce qui ne fait pas la centièmepartie de son 2 ÎO ' c ^ s i celui de deux pouces et demi, qui pesoitquatorze onces deux gros huit grains,ayant chauffé pendant douzeminutes, n’a perdu que la cent cinquante-quatrième partie de soupoids; et celui de trois pouces, qui pesoit vingt-quatre onces cinqgros treize grains, ayant été chauffé pendant dix-huit minutes ,c’est-à-dire , à peu près autant que le fer, n’a perdu que soixante-dix-huit grains, ce qui ne fait que la cent quatre-vingt-unièmepartie de son poids. Ces pertes sont si petites, qu’on pourrait lesregarder comme milles, et assurer en général que le grès pur neperd rien de sa pesanteur au feu; car il m’a paru que ces petitesdiminutions que je viens de rapporter, ont été occasionées parles parties ferrugineuses qui se sont trouvées dans ces grès, et quiont été en partie détruites par le feu.
Une chose plus générale et qui mérite bien d’être remarquée,c’est que les durées de la chaleur dans différentes matières exposéesau même feu pendant un temps égal, sont toujours dans la mêmeproportion, soit que le degré de chaleur soit plus grand ou pluspetit; en sorte, par exemple, que si on chauffe le fer, le grès et laglaise à un feu violent, et tel qu’il faille quatre-vingts minutespour refroidir le fer au point de pouvoir le toucher , quarante-sixminutes pour refroidir le grès au même jioint, et trente-huit pourrefroidir la glaise , et qu’à une chaleur moindre il ne faille, parexemple, que dix-huit minutes pour refroidir le fer à ce mêmepoint de pouvoir le toucher avec la main, il ne faudra propor-tionnellement qu'uu peu plus de dix minutes pour refroidir le