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Tome second.
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nS MINÉRAUX. INTRODUCTION,

vingt-un pouces , que je fis remplir de dix-neuf cent vingt livresde mine; ainsi il y en a voit en tout huit mille quatre cents livres.On referma le gueulard avec les mêmes précaulions, et le lende-main, cest-à-dire, vingt-deux jours après avoir bouché pour lapremière fois , je fis rompre la petite maçonnerie de briques quibouchoit louverture de la coulée, en laissant toujours ferméecelle du gueulard, afin déviter le courant dair qui auroit en-flammé le charbon. La première chose que lon tira par louverturede la coulée , furent des morceaux réduits en chaux dansfouvragedu fourneau : on y trouva aussi quelques petits morceaux de mâ-chefer, quelques autres dune fonte mal dirigée, et environ unelivre et demie de très-bon fer qui sétoil formé par coagulation tOn tira près dun tombereau de toutes ces matières, parmi les-quelles il y avoit aussi quelques morceaux de mine brûlée etpresque réduite en mauvais laitier : cette mine brûlée 11e prove-noit pas de celle que javois fait imposer sur les charbons aprèsavoir fait cesser le vent, mais de celle quon y avoit jetée sur lafin du fondage, qui sétoit attachée aux parois du fourneau, etqui ensuite éloit tombée dans le creuset avec les parties de pierrescalcinées auxquelles elle étoit unie.

Après avoir tiré ces matières, on fit tomber le charbon : le pre-mier qui parut éloit à peine rouge ; mais dès quil eut de l'air,il devint très-rouge : on ne perdit pas un instant aie tirer, eton leteignoit en même temps en jetant de l'eau dessus. Le gueu-lard étant toujours bien fermé, on tira tout le charbon par l'ou-verture de la coulée, et aussi toute la mine dont je Luois iàitcharger. In quantité de ce charbon tiré du fourneau montait àcent quinze corbeilles ; en sorte que, pendant ces vingt-deux joursdune chaleur si violente , il paroissoit qnil ne sen éloit con-somme que dix-sept corbeilles, car toute la capacité du fourneaun'en contient que cent trente-cinq; et comme il y avoit seizepouces et demi de vide lorsquon le boucha, il faut déduire deuxcorbeilles qui auraient été nécessaires pour remplir ce vide.

Etonné de cette excessivement petite consomma lion du charbonpendant vingt-deux jours de laction de la plus violente chaleurquon eût jamais enfermée, je regardai ces charbons de plus près,et je vis que, quoiquils eussent aussi peu perdu sur leur volume,ilsavoient beaucoup perdu sur leur masse, et que, quoique leauavec laquelle on les avoit éteints leur eût rendu du poids , ils.étoient encore denviron un tiers pins légers que quand on lesavoit jetés au fourneau; cependant les ayant fait transporter auxpetites chaufferies des martinets et de lu batterie, ils se trouvèrent