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Tome second.
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5t)S HISTOIRE NATURELLE,

de la vitrification générale, en les comparant avec ceux des viLri-iicalions particulières qui sopèrent sous nos yeux par le feu desvolcans; ce sont des verres de tou les sortes, très-différens les unsdes autres par la densité, la dureté, les couleurs, depuis les ba-saltes et les laves les plus solides et les plus noires , jusquauxpierres ponces les plus blanches, qui semblent être les plus légèresde ces productions de volcan : entre ces deux termes extrêmes,on trouve tous les autres degrés de pesanteur et de légèreté dansles laves plus ou moins compactes, et plus ou moins poreuses oumélangées; de sorte quen jetant un coup clceil sur une collectiontien rangée de matières volcaniques, on peut aisément recon-noître les différences, les degrés, les nuances, et même la suite deseffets et du produit de cette vitrification par le feu des volcans.Dans cette supposition , il y aurait eu autant de sortes de matièresvitrifiées par le feu primitif que par celui des volcans, et ces ma-tières seraient aussi de même nature que les pierres ponces, leslaves et les basaltes; mais le quarz et les matières vitreuses de lamasse du globe étant très-différens de ces verres de volcans, il estévident quon naurait quune fausse idée des effets et des produitsde la vitrification générale, si lon vouloit comparer ces matièresprimitives aux productions volcaniques.

Ainsi la Terre , lorsquelle a été vitrifiée, nétoit point tellequelle est aujourdhui, mais plutôt telle que nous lavons dépeinteà lépoque de sa formation 1 ; et, pour avoir une idée plus justedes effets et du produit de la vitrification générale, il faut se re-présenter le globe entier pénétré de feu et fondu jusquau centre,et se souvenir que celte masse en fusion, tournant sur elle-même,sest élevée sous léquateur par la force centrifuge, et en mêmetemps abaissée sons les pôles ; ce qui na pu se faire sans formerdes cavernes et des boursouflures dans les couches extérieures, àmesure quelles prenoient de la consistance. Tâchons donc deconcevoir de quelle manière les matières vitrifiées ont pu se dis-poser etdevcnir telles que nous les trouvons dans le sein cle la Terre .

Toute la masse du globe, liquéfiée par le feu, ne pouvoit dabordêtre que d'une substance homogène et plus pure que celle de nosverres et des laves de volcan, puisque toutes les matières qui pou-rraient se sublimer éloient alors reléguées dans latmosphère avecleau et les autres substances volatiles. Ce verre homogène et purnous est représenté par le quarz, qui est la base de toutes les autresmatières vitreuses; nous devons donc le regarder comme le verre

3 Voyez la première Époque,