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Tome troisième.
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loi HISTOIRE NATURELLE]

dans toutes les parties du monde, quoiquelle se présente seule-ment dans des lieux particuliers, et toujours dans le voisinagede la pierre calcaire : car le plâtre nétant composé que de subs-tance calcaire réduite en poudre, il ne peut se trouver que dansles endroits peu éloignés des rochers, dont les eaux auront dé-taché ces particules calcaires; et comme il contient aussi beau-coup dacide vitriolique, cette combinaison suppose le voisinagede la terre limoneuse, de largile et des pyrites, en sorte que lesmatières plâtreuses ne se seront formées, comme nous l'avonsdit, que dans les terrains ces deux circonstances se trouventréunies.

Quelque hautes que soient certaines collines à plâtre, il nestpas moins certain que toutes sont dune formation plus nouvelleque celle des collines calcaires; outre les preuves que nous enavons déjà données, cela peut se démontrer par la compositionmême de ces éminences plâtreuses : les couches nen sont pasarrangées comme dans les collines calcaires ; quoique posées ho-rizontalement, elles ne suivent guère un ordre régulier; ellessont placées confusément les unes sur les autres, et chacune deces couches est de matière dillérente; elles sont souvent surmon-tées de marne ou dargile, quelquefois de luffau ou de pierres cal-caires en débris, et aussi de pyrites, de grès et de pierre meu-lière. Une colline à plâtre nest donc quun gros tas de décombresamenés par les eaux dans un ordre assez confus, et dans lequelles lits de poussière calcaire qui ont reçu les acides des lits supé-rieurs, sont les seuls qui se soient convertis en plâtre. Cette for-mation récente se démontre encore par les ossemens danimauxterrestres quon trouve dans ces couches de plâtre , tandis quonny a jamais trouvé de coquilles marines; enfin elle se démontreévidemment, parce que, dans cet immense tas de décombres,toutes les matières sont moins dures et moins solides que dans lescarrières de pierres anciennes. Ainsi la Nature, meme dans sondésordre, et lorsqu'elle nous paraît navoir travaillé que dans laconfusion, sait tirer de ce désordre même des ellets précieux etformer des matières utiles, telles que le plâtre, avec de la pous-sière inerte et des acides destructeurs; et comme cette poussièrede pierre, lorsquelle est fortement imprégnée d'acides, ne prendpas un grand degré de dureté, et que les couches de plâtre sontplus ou moins tendres dans toute leur étendue, soit en longueur

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^ous avons au Cabinet <lu Tloi des mâchoires «le cerf avec leurs dentsdans les carrières de plâtie de Montmartre près de Paris .

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