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Tome quatrième.
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'4 HISTOIRE NATURELLE.

est la même, et dont les dillérences ne proviennent que du mé-langé de quelques autres matières qui leur ont donné plus de so-lidiléque nen ont les micas et les talcs purs , telles sont les pierresauxquelles on a donné le nom de slkilites , parce quelles ont quel-que ressemblance avec le suif par leur poli gras et comme onc-tueux au toucher. La poudre de ces pierres stéatites , comme colledu talc, s'attache à la peau elparoillenduire dune sortedegraisse :cet indice, ou plutôt ce caractère particulier, démontre évidem-ment que le talc domine dans la composition de toutes les stéa-tites, dont les principales variétés sont les jades, les serpentines,les pierres ollaires, la craie dEspagne , la pierre de lard de laChine , et le crayon noir ou la molybdène, auxquelles ondoie en-core ajouter lasbesle, lamiante, ainsi que le cuir et le liège demontagne. Toutes ces substances, quoiquen apparence très-diffé-rentes entre elles, tirent également leur origine de la décomposi-tion et de lagrégation du mica : ce ne sont que des modilicationsde ce verre primitif plus ou moins dissous, et souvent mélangédautres matières vitreuses, qui, dans plusieurs de ces pierres,ont réuni les particules micacées de plus près quelles ne le sontdans les talcs, et leur ont donné plus de consistance et de dureté jcar toutes ces stéatites, sans même en excepter le jade dans sonétal de nature, sont plus tendres que les pierres qui tirent leurorigine du quarz, du jaspe, du feld-spalh et du schorl, parce quedes cinq verres primitifs le mica est celui qui par son essence a lemoins de solidité, et que même il diminue celle des substancesdans lesquelles il se trouve incorporé, ou plutôt disséminé.

Toutes les stéatites sont plus ou moins douces au toucher; cequi prouve quelles contiennent beaucoup de parties talqueuses :mais le talc nest, comme nous lavons dit, que du mica atténuépar 1impression des élémens humides ; aussi, lorsquon fait calci-ner du talc ou de la poudre de ces pierres sLéaliles, le feu leurenlève également cette propriété onctueuse ; ils deviennent moinsdoux au toucher, comme létoit le mica avant davoir été atténuépar leau.

Comme les micas ont été disséminés partout dès les premierstemps de la consolidation du globe, les produits secondaires deces concrétions et agrégations sont presque aussi nombr eux queceux de tous les autres verres primitifs; les micas en dissolutionparaissent sêtre mêlés dans les quarz gras, les pélro-silex et lesjades, dont le poli ou la transparence graisseuse provient des mo-lécules talqueuses qui y sont intimement unies. On les reconnoîtdans les serpentines et dans les pierres oüa.ires, qui, cotjype les