i3o HISTOIRE NATURELLE.
peintres, qui perd peu à peu sa couleur et devient vert en assez
peu de temps.
Dans la pierre arménienne , le grain n’est pas à beaucoup prèsaussi fin que dans le lapis, et elle ne peut recevoir un aussi beaupoli; elle entre en fusion sans intermède, et résiste beaucoupmoins que le lapis à l’action du feu ; elle y perd sa couleur, mêmeavant de se fondre; enfin on peut en tirer une certaine quantitéde cuivre. Ainsi cette pierre arménienne doit être mise au nombredes mines de ce métal, et même on trouve quelquefois de la ma-lachite et de la pierre arménienne dans le meme morceau. Celtepierre n’est donc pas de la nature du jaspe, comme l'a dit un tijnos sa vans chimistes, puisqu’elle est beaucoup moins dure qu’au-cun jaspe, et même moins que le lapis lazuli ; et comme elle entreen fusion d’elle-même, je crois qu’on doit la mettre au nombredes concrétions de cuivre mêlées de parties vitreuses et de partiescalcaires, et formées par l’intermède de l’eau.
Au reste, les concrétions les plus riches du cuivre se présen-tent quelquefois, comme celles de l’argent, en ramifications, envégétations, et en filets déliés et de métal pur; mais, comme lecuivre est plus susceptible d’altération que l’argent, ces mines enfilets et en cheveux sont bien plus rares que celles de l’argent; ellesont la même forme.
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Les mines primordiales de l’étain se trouvent dans une rochequarzeuse très-dure, où ce métal s’est incorporé après avoir étéréduit en chaux par le feu primitif; les cristaux d’étain sont desmines secondaires produites par la décomposition des premières :l’eau, en agissant sur ces mines formées par le feu , en a détaché,divisé les parties métalliques, qui se sont ensuite réunies en assezgrand volume, et ont pris, par leur affinité, des formes régulièrescomme les autres cristaux produits par l’intermède de l’eau. C-escristaux, uniquement tonnés de la chaux d’étain primitive plusou moins pure, ne récèlent aucun autre métal, et sont seule-ment imprégnés d’arsenic, qui s’y trouve presque toujours inti-mement mêlé, sans néanmoins en avoir altéré la substance. Ainsicette chaux d’étain, cristallisée ou non, n’est point minéralisée,et l’on ne çonnoit aucune minéralisation ou concrétion secondaire