i'i2 HISTOIRE NATURELLE
« dans lesquelles on remarque particulièrement celles du basalte« verdâtre.
« Les laves diffèrent des basaltes par plusieurs caractères, et« particulièrement en ce qu’elles n’ont pas la forme prismatique,« et on doit les distinguer en laves compactes et en laves poreuses.« La plupart contiennent des matières étrangères, telles que des« quarts, des cristaux de feld-spatli, de scliorl, de mica, ainsi« que des zéolites, des granités, des clnysoliles, dont quelques-« unes sont, comme les basaltes, susceptibles de poli. Elles con-tt tiennent aussi du gros , du tripoli , des pierres à rasoir, des« marbres et autres matières calcaires.
« Le granité qui se trouve dans les laves poreuses a subi quel-tc quefois une si violente action du l'eu, qu’il se trouve convertitt en un émail blanc.
tt 11 y a des basaltes et des laves qui sont évidemment changés« en terre argileuse , dans laquelle il se trouve quelquefois destt ehrysolites qui ont perdu leur brillant et leur dureté, et quite commencent elles-mêmes à se convertir en argile.
te On trouve de même dans les laves des grenats décolorés et« qui commencent à se décomposer, quoiqu’ils aient encore lacc cassure vitreuse, et qu’ils aient conservé leur forme; d’autreste sont très-friables et approchent de l’argile blanche.
« Les hyacinthes accompagnent souvent les grenats dans cestt mêmes laves, et quelquefois on y rencontre des géodes de« calcédoine qui contiennent de l’eau , et d’autres agates ou cal-« cédoines sans eau, des silex ou pierres à fusil, et des jaspes de« diverses couleurs : enfin on a rencon tré dans les laves d’Ex-« pailly, près du Puy en Vélay, des saphirs qui semblent êtrett de la même nature que les saphirs d'Orient. On trouve aussitt dans les laves du fer cristallisé en octaèdre, du fer en mine<c spéculaire , en hématite, etc.
tt II y a des laves poreuses qui sont si légères, qu’elles se sou-« tiennent sur l’eau, et d'autres qui, quoique poreuses, sont fort« pesantes : la lave plus légère que l’eau est assez rare. »
Après les basaltes et les laves, se présentent les laitiers des vol-cans : ce sont des verres on des espèces d’émaux qui peuvent êtreimités par l’art; car, en tenant les laves à un feu capable de lesfondre, on en obtient bientôt un verre noir, luisant et tranchantdans sa cassure ; on vient même, dit M. Faujas, de tirer partien T rance du basalte, eu le convertissant en verre. L’on a éta-bli , dans les environs de Montpellier , une verrerie où I on faitavec ce basalte fondu de très-bonnes bouteilles.