* TRAITÉ DE L’AIMANT, etc. igi
porter l'électricité, qu’on venoit,en quelque sorte, de découvrir,au magnétisme, dont on connoissoit depuis long-temps les grandsphénomènes ‘. Des physiciens récens ont, avec plus de fondement,
tous Us cordons de son habit. Quinze jours après avoir employé les aimans d«
M. l’abbé le Noble, elle fut entièrement guérie} et aucune douleur ni aucunaccident î/étoieut revenus six semaines après qu’elle eut commencé a les porter*ainsi qu’elle l’attesta elle-même à M. l'abbé je Noble.
Une dame a certifié elle-même qu’elle avoit souffert, penJant six jours, <le»douleurs très-vives, occasionées par uu rhumatisme au hras gauche, dont elUavoit entièrement perdu l’usage j qu’elle avoit employé sans succès les remède»ordinaires} qu’elle avoit eu recours aux plaques aimantées de M. l’abbé le Noble ,et que quatre jours après elle avoit été entièrement guérie.
Un homme très-digne de foi a aussi certifié à M. l’abbé le Noble qu’il avoit étiguéri , par l’application de ses aimans, d’un rhumatisme très-douloureux , doufcil souûroit depuis plusieurs années , et dont le siège étoit au bas de l'épine du dos*Près d'uu an après , ect homme portoit toujours sur le bas du dos la plaque ai-mantée } les douleurs avoient disparu, et il ne sentoit plus que quelquefois un peud’engourdissement lorsqu’il avoit été sédentaire pendant trop long-temps : mais ildissipoit cet engourdissement en faisant quelques pas dans sa chambre.
Un homme malade d’une paralysie incomplète, souffrant dans toutes les partiesdu corps, et ayant tenté inutilement tous les remèdes connus, fut adressé, dan»le mois de septembre 1 ^ 85 , ù M. l’abbé le Noble par un membre de la société < 1 «médecine on lui appliqua les aimans, et au mois de janvier 1786 il s’est très-bienporté.
Une dame qui souffroit, depuis vingt ans, des douleurs rhumatismales qui l’em-péchoient de dormir et de marcher, étoit presque entièrement guérie au mois d»février 1787.
Le nommé Botsseî, garçon menuisier, âgé de cinquante ans, a en recours kHI. l'abbé le Noble, le 9 novembre 1786. Il y avoit dix mois qu’il éprouvoit degrandes douleurs dans les deux bras} le gauebe étoit très-enflé et enflammé , il luiétoit impossible de l’étendre, et la douleur se communiquoit 'a la poitrine, a l’es-tomac et aux cotés, et même jusqu’aux jambes, dont il ne pouvoit faire usage qu’al’aide d'une béquille } on étoit obligé de le porter dans son lit, où il resseutoit en-core les mêmes douleurs. Il âvoit été trois mois a l’Hôtel-Dieu, et il y en avoit deuxqu’il en étoit sorti sans y avoir éprouvé le plus léger soulagement. Mais après l’ap-plication des aimans de M. l'abbé le Noble, le 9novembre, les mouvemens dan»les jambes, aiusi que dans les bras, sont devenus libres} le 19 dudit mois il se pro-meuoit dans sa chambre} et voyant la facilité avec laquelle il marchoit, il crutqu il pourroit sortir sans aucun risque.
En effet, il a été ce jour-la a quelque distance de son domicile, et, le lendemain.20, il est venu de la rue neuve Saint-Martin , où il demeure, a la rue Saint-Tho-mas du Louvre. Les douleurs étoient encore vives dans Les jambes, quoique lesmouvemens fussent libres} mais elles se sont dissipées par degrés, et ont cessé 1»ï 5 fé\rier. Il s’est établi sous les aimans, a la cheville des pieds et sous les jarre-tières , des espèces de petits cautères qui rendoient une humeur épaisse et gluante.Les jambes, qui étoient considérablement enflées, sont maintenant, au mois demars 1787, daus l’état naturel} il marche très-bien, et jouit d’une bonue santé.
1 Le P. Bérault, Jésuite * auteur d'une dissertation couronnée pur l’Académie