TRAITÉ DE L’A OI Al S T, etc. ao 3
les mines de fer qui ont subi l'action du feu primitif, c’est queion les ces mines sont attirables à l’aimant, que réciproquementelles attirent, au lieu que les mines de fer en rouille , en ocre eten grains, formées postérieurement par l'intermède de l’eau, ontperdu cette propriété magnétique , et 11e la reprennent qu’ajirèsavoir subi de nouveau l’action du feu. 11 en est de même de tousnos fers et de nos aciers; c'est parce qu’ils ont, comme les minesprimitives, subi l’action d'un feu violent, cpi’ils sont attirables àl’aimant. Ils ont donc, comme les mines primordiales de fer, unmagnétisme passif que l’on peut rendre actif, soit par le contactde l’aimant, soit par la simple exposition à l’impression de l’élec-tricité générale.
Pour bien entendre comment s’est opérée la formation des pre-miers aimans , il suffit de considérer que toute matière ferrugi-neuse qui a subi l’action du feu , et qui demeure quelque tempsexposée à l’air dans la même situation, acquiert le magnétismeet devient un véritable aimant : ainsi, dès les premiers temps del’établissement des mines primordiales de fer , toutes les partiesextérieures de ces masses, qui éloient exposées à l'air et qui sontdemeurées dans la même situation, auront reçu la vertu magné-tique par la cause générale qui produit le magnétisme du globe,tandis que toutes les parties de ces mêmes mines qui n’éloient pasexposées à l’action de l'atmosphère 11’onl point acquis cette vertumagnétique; il s’est donc formé dès-lors, et il peut encore se for-mer des aimans sur les sommets et les faces découvertes des minesde fer, et dans toutes les parties de ces mines qui sont exposéesà l’action de l’atmosphère.
Ainsi les mines d’aimant ne sont que des mines de fer qui sesont aimantées par l'action de l’électricité générale; elles ne sontpas, à beaucoup près, en aussi grandes masses que celles de fer,parce qu’il 11’y a que les parties découvertes de ces mines qui aientpu recevoir la vertu magnétique : les mines d’aimant ne doiventdonc se trouver et ne se trouvent en efiet que dans les parties lesplus extérieures de ces mines primordiales de fer, et jamais à degrandes profondeurs, à moins que ces mines n’aient été excavées,ou qu’elles 11e soient voisines de quelques cavernes, dans lesquellesles influences de l'atmosphère auroient pu produire le même effetque sur les sommets ou sur les faces découvertes de ces mines pri-mitives.
Maintenant on ne peut douter que le magnétisme général duglobe ne forme deux courans, dont l’un se porte de l'équateurau nord, et l'autre, en sens contraire, de l’équateur au sud : la