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Tome quatrième.
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TRAITÉ DE LA OI Al S T, etc. ao 3

les mines de fer qui ont subi l'action du feu primitif, cest queion les ces mines sont attirables à laimant, que réciproquementelles attirent, au lieu que les mines de fer en rouille , en ocre eten grains, formées postérieurement par l'intermède de leau, ontperdu cette propriété magnétique , et 11e la reprennent quajirèsavoir subi de nouveau laction du feu. 11 en est de même de tousnos fers et de nos aciers; c'est parce quils ont, comme les minesprimitives, subi laction d'un feu violent, cpiils sont attirables àlaimant. Ils ont donc, comme les mines primordiales de fer, unmagnétisme passif que lon peut rendre actif, soit par le contactde laimant, soit par la simple exposition à limpression de lélec-tricité générale.

Pour bien entendre comment sest opérée la formation des pre-miers aimans , il suffit de considérer que toute matière ferrugi-neuse qui a subi laction du feu , et qui demeure quelque tempsexposée à lair dans la même situation, acquiert le magnétismeet devient un véritable aimant : ainsi, dès les premiers temps delétablissement des mines primordiales de fer , toutes les partiesextérieures de ces masses, qui éloient exposées à l'air et qui sontdemeurées dans la même situation, auront reçu la vertu magné-tique par la cause générale qui produit le magnétisme du globe,tandis que toutes les parties de ces mêmes mines qui néloient pasexposées à laction de l'atmosphère 11onl point acquis cette vertumagnétique; il sest donc formé dès-lors, et il peut encore se for-mer des aimans sur les sommets et les faces découvertes des minesde fer, et dans toutes les parties de ces mines qui sont exposéesà laction de latmosphère.

Ainsi les mines daimant ne sont que des mines de fer qui sesont aimantées par l'action de lélectricité générale; elles ne sontpas, à beaucoup près, en aussi grandes masses que celles de fer,parce quil 11y a que les parties découvertes de ces mines qui aientpu recevoir la vertu magnétique : les mines daimant ne doiventdonc se trouver et ne se trouvent en efiet que dans les parties lesplus extérieures de ces mines primordiales de fer, et jamais à degrandes profondeurs, à moins que ces mines naient été excavées,ou quelles 11e soient voisines de quelques cavernes, dans lesquellesles influences de l'atmosphère auroient pu produire le même effetque sur les sommets ou sur les faces découvertes de ces mines pri-mitives.

Maintenant on ne peut douter que le magnétisme général duglobe ne forme deux courans, dont lun se porte de l'équateurau nord, et l'autre, en sens contraire, de léquateur au sud : la