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Tome quatrième.
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TRAITÉ DE LAIMANT, etc. soq

ARTICLE III.

De lattraction et de la répulsion de laimant.

1/3 mouvement du magnétisme semble être composé de deuxforces, lune attractive et lautre directive. Un aimant, de quelquefigure quil soit, attire le fer de tous côtés et dans tous les pointsde sa surface; et plus les pierres daimant sont grosses, moins ellesont de force attractive, relativement à leur volume; elles en ontdautant plus quelles sont plus pesantes, et toutes ont beaucoupmoins de puissance dattraction quand elles sont nues, que quandelles sont années de fer ou dacier. La force directive, au contraire,se marque mieux, et avec plus dénergie, sur les aimans nus, quesur ceux qui sont armés.

Quelques savans physiciens, et, entre autres, Taylor et Mus-schenbroeck, ont essayé de déterminer par des expériences 1 éten-due de la sphère dattraction de laimant, et l'intensité de cettèaction à différentes distances; ils ont observé quavec de bons ai-inans cette force attractive étoit sensible jusquà treize ou quatorzepieds de distance; et, sans doute, elle sétend encore plus loin. Ilsont aussi reconnu que rien nepouvoit intercepter laction de cettêforce, en sorte quun aimant renfermé dans une boite agit tou-jours à la même distance. Les faits suffisent pour quon puisse con-cevoir quen plaçant et cachant des aimans et du fer en différaisendroits, même assez éloignés, on peut produire des effets qui pa-roissent merveilleux, parce quils sopèrent à quelque distance,sans action apparente daucune matière intermédiaire, ni daucunmouvement communiqué.

Les anciens 11ont connu que cette première propriété de lai-mant; ils savoient que le fer, de quelque côté quon le présente ,est toujours attiré par laimant; ils n'ignoroient pas que deux ai-mans présentés lun à lautre sattirent ou se repoussent. Les phy-siciens modernes ont démontré que cette attraction et cette ré-pulsion entre deux aimans sont égales, et que la plus forte at-traction se fait lorsquon présente directement les pôles cle diffé-rais noms, cest-à-dire, le pôle austral d'un aimant au pôle boréald1111 autre aimant ; et que de même la répulsion est la plus forte,quand on présente lun à lautre les pôles de même nom. Ensuiteils ont cherché la loi de celte attraction et de cette répulsion ; ilsont reconnu quau lieu dêtre, comme la loi de lattraction uni-verselle, en raison inverse du carré de la distance, cette attrac-tion et cette répulsion magnétiques ne décroissent pas même au-

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