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DES AMMAEX.
es et les antres femelles, à l’infini; et dans le même liomine eten même temps il faut qu’il y ait des vers qui doivent se déve-lopper à l’infini, et d'autres vers qui ne doivent se développerqu’une fois. Je demande s’il y a aucune apparence de vraisem-blance dans ces suppositions.
El ne troisième difficulté contre ces deux systèmes, c’est la res-semblance des enfans, tantôt au père , tantôt à la mère, et quel-quolbis à tons les deux ensemble, et les marques évidentes desileux espèces dans les mulets et dans les animaux mi-partis. Si lever spermatique de la semence du père doit être le foetus, com-ment se; peut-il que l’enfant ressemble à la mère? et si le fœtusest préexistant dans l’œuf de la mère, comment se peut-il quefeulant ressemble;? sou père? et si le ver spermatique cl’un chevalou l’œuf d’une ànesse contient le fœtus , comment se peut-il quele mulet participe de la nature du cheval et de celle de l’ànesse?
Ces difficultés générales, qui sont invincibles, ne sont pas lesseules qu’on pu is.se faire contre ces systèmes; il y en a de parti-culières qui ne sont pas moins fortes : et pour commencer par lesystème des vers spermatiques, ne doit-on pas demander à ceuxqui les admettent et qui imaginent que ces vers se transformenteu homme, comment ils entendent que se fait cette transforma-tion, et leur objecter que celle des insectes n’a et ne peut avoiraucun rapport avec celle qu’ils supposent? car le ver qui doit de-venir mouche, ou la chenille qui doit devenir papillon, passe parun état mitoyen , qui est celui de la chrysalide ; et lorsqu’il sort dela chrysalide, il est entièrement formé, il a acquis sa grandeurtotale et toute la perfection de sa forme, et il est dès-lors en étatd’engendrer; au lieu que, dans laprétendue transformation du verspermatique en homme, <m ne peut pas dire qu’il y ait un état dechrysalide ; et quand même on en supposerait un pendant les pre-miers jours de la conception, pourquoi la production de cettechrysalide supposée n’est-elle pas un homme adulte et parfait, etqu'au contraire ce n’est qu’un embryon encore informe auquel ilfaut un nouveau développement? On voit bien que l’analogie estici violée, et que, bien loin de confirmer cette idée de la transfor-mation du ver spermatique, elle la détruit lorsqu’on prend lapeine de l’examiner.
D’ailleurs le ver qui doit se transformer en mouche vient d’unœuf: cet œuf, c’est le produit de la copulation des deux sexes, dela mouche mâle et de la mouche femelle, et il renferme le foetusou Je ver qui doit ensuite devenir chrysalide, et arriver enfin à