Vio HISTOIRE NATURELLE
corps paroissoit un peu mollasse à l’extrémité de son mamelon :j’y distinguai très-aisément trois petits trous où il étoit facile d’in-troduire un crin. Ayant un peu pressé ce corps glanduleux avecles doigts, il en sortit une petite cjuantité de liqueur que je portaisur-le-champ au microscope; et j’eus la satisfaction d’y voir(planche i 3 , figure 2 5 ) des globules mouvans, mais différonsde ceux que j’avois vus dans les autres liqueurs séminales : cesglobules étoient petits et obscurs; leur mouvement progressif,quoique fort distinct et fort aisé à reconnoitre, étoit cependantfort lent; la liqueur 11’étoiL pas épaisse. Ces globules mouvans 11’a-voient aussi aucune apparence de queues ou de filets, et ils ne-toient pas à beaucoup près tous en mouvement; il yen avoit unbien plus grand nombre qui paroissoient très-semblables aux au-tres, et qui cependant n’avoient aucun mouvement. Voilà tout ceque je pus voir dans cette liqueur que ce corps glanduleux m’a-voit fournie. Comme il n’y en avoit qu’une très-petite quantitéqui se dessécha bien vite, je voulus presser une seconde fois lecorps glanduleux; mais il ne me fournit qu’une quantité de li-queur encore plus petite, et mêlée d’un peu de sang : j’y revis lespetits globules en mouvement ; et leur diamètre comparé à celuides globules du sang qui étoit mêlé dans cette liqueur me parutêtre au moins quatre fois plus petit que celui de ces globules san-guins.
T1!E\ TF.-Si:l'TIf;ME EXPERIENCE.
Ce corps glanduleux étoit situé à l’une des extrémités du testi-cule, du côté de la corne de la matrice, et la liqueur qu’il prépa-roi t ei qu’il rendoit devoit tomber dans cette corne : cependantayant fait ouvrir cette corne de la matrice, je n’y trouvai pointde liqueur dont la quantité lût sensible. Ce corps glanduleux pé-nétrait fort avant dans le testicule, et en occupoit plus du tiers dela substance intérieure. Je le fis ouvrir et séparer en deux longi-tudinalement ; j’y trouvai une cavité assez considérable, maisentièrement vide de liqueur. Il y avoit sur le même testicule, àquelque distance du gros corps glanduleux, un antre petit corpsde même espece, mais qui commençoit encore à naître, et quiformoit, sons la membrane de ce testicule, une petite protubé-rance de la grosseur d’une bonne lentille. 11 y avoit aussi deuxpetites cicatrices, à peu près de la même grosseur d’une lentille,qui formoient deux petits enfoncemens , mais très-superficiels ; ilsétoient d’un rouge foncé. Ces cicatrices étoient celles des ancienscorps glanduleux qui s’étoieut oblitérés. Ayant ensuite examiné