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Tome quatrième.
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58 o HISTOIRE NATURELLE

il paroît ici convaincu du contraire. Mais lorsquil eut observé lagénération des pucerons, et quil se fut assuré quils engendrentdeux-mèmes et sans accouplement, il saisit cette idée pour expli-quer la génération des animaux spermatiques : Quemadmodum ,dit-il, animalcula hœc quce pediculorum anteà nornine designa-vimus ( les pucerons ), dum adhuc in utero materna latent , jamprœdita sunt matériel seminali ex qua ejusdem generis proditurasunt animalcula, pari ratione cogitais licet animalcula in semi-nibus masculinis ex animalium testiculis non migrare, seu ejici,quinpost se relinquant minuta animalcula , aut saltem materiamteminalem ex qua iterùm alla ejusdem generis animalcula pro-ventura sunt, idque absque coïlu, eâdem ratione quâ supradiclaanimalcula generari observavimus. Ceci est, comme lon voit, unenouvelle supposition qui ne satisfait pas plus que les précédentes :car on nentend pas mieux par cette comparaison de la générationde ces animalcules avec celle du puceron, comment ils ne se trou-vent dans la liqueur séminale de lhomme que lorsquil est parvenu àlàge de quatorze ou quinzeans; on nen sait pas plus d ils vien-nent ; on nen conçoit pas mieux comment ils se renouvellent tousles ans dans les poissons, etc,; et il me paroît que, quelques effortsque Leemvenhoeck ait faits pour établir la génération de ces pré-tendus animaux spermatiques sur quelque chose de probable, cettematière est demeurée dans une entière obscurité , et y seroit peut-être demeurée perpétuellement, si les expériences précédentes nenous avoient appris que ces animaux spermatiques ne sont pas desanimaux, mais des parties organiques mouvantes cpii sont conte-nues dans la nourriture que lanimal prend, et qui se trouvent engrande abondance dans la liqueur séminale , qui est lextrait leplus pur et le plus organique de cette nourriture.

Leemvenhoeck avoue en quelques endroits quil na pas tou-jours trouvé des animaux dans les liqueurs séminales des mâles ;par exemple, dans celle du coq, quil a observée très-souvent ; ilna vu des animaux spermatiques en forme danguilles quuneseule Fois, et plusieurs années après il ne les vit plus sous la figuredune anguille, mais avec une grosse tête et une queue que sondessinateur ne pouvoit pas voir. Il dit aussi quune année il neput trouver, dans la liqueur séminale tirée de la laite dun cabil-laud, des animaux vivans. Tout cela venoit de ce quil vouloittrouver des queues à ces animaux , et que, quand il voyoit de pe-tits corps en mouvement et qui navoient que la forme de petitsglobules, il ne les regardoit pas comme des animaux. Cest cepen-dant sous cette forme quon les voit le plus généralement, et quils