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Tome quatrième.
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DES ANIMAUX. Gag

pvcs, et plus on reconnoîtra quil se reproduit en petit beaucoupplus dêtres de cette façon que de toute autre. On sassurera demême que cette manière de génération est non-seulement la plusfréquente et la plus générale, mais encSre la plus ancienne, cest-à-dire , la première et la plus universelle : car supposons pour uninstant quil plut au souverain Etre de supprimer la vie de tousles individus actuellement existans , que tous fussent frappés demort au même instant, les molécules organiques ne laisseraientpas de survivre à cette mort universelle ; le nombre de ces molé-cules étant toujours le même, et leur essence indestructible aussipermanente que celle de la matière brute que rien nauroit anéan-tie, la Nature posséderait toujours la même quantité de vie, etlon verrait bientôt paroitre des espèces nouvelles qui remplace-raient les anciennes ; car les molécules organiques vivantes setrouvant toutes en liberté, et nétant ni pompées ni absorbées paraucun moule subsistant, elles pourraient travailler la matièrebrute en grand, produire dabord une infinité dêtres organisés,dont les uns nauroient que la faculté de croître et de se nourrir,et dautres plus parfaits, qui seraient doués de celle de se repro-duire. Ceci, nous paraît clairement indiqué par le travail que cesmolécules font en petit dans la putréfaction et dans les maladiespédiculaires, s'engendrant des êtres qui ont la puissance de sereproduire ; la Nature ne pourrait manquer de faire alors en grandce quelle ne fait aujourd'hui quen petit, parce que la puissancede ces molécules organiques étant proportionnelle à leur nombre

médecin de cette ville, ma envoyé le détail par sa lettre du 6 juillet 177' > dontvoici l'extrait :

« Mademoiselle Cabaret, demeurant au Mans , paroisse Notre-Dame de la« Couture , âgée de trente et quelques années, étoit malade depuis environ trois« ans, et au troisième degré, d'une phthisie pulmonaire, pour laquelle je lui<t avois fait prendre le lait d'ânesse le printemps et lautomne 1759. Je l'ai gou-« vernée en conséquence depuis ce temps.

« Le 8 juin dernier, sur les onze heures du soir, la malade, après de violens« efforts occasionés ( disoit-ellc ) par un chatouillement vif et extraordinaire au« creux de lestomac, rejeta une partie de rôtie au vin et au sucre quelle avoitu prise dans laprès-dîuée. Quatre personnes présentes alors avec plusieurs lu-« mièies pour secourir la malade , qui croyoït être sa dernière heure , aperçurent« quelque chose remuer autour d'une parcelle de pain, sortant de la bouche de« la malade : cétoit un insecte qui , par le moyen dun grand nombre de pattes ,« cherchoit a se détacher du petit morceau de pain quil entouroit en forme de« cercle. Dans linstant les efforts cessèrent , et la malade se trouva soulagée ; eLle« réunit son attention à la curiosité et a létonnement des quatre spectatrices qui« reconcoissoient a cet insecte la figure dune chenille j elles la ramassèrent dans« un cornet de papier quelles laissèrent dans la chambre de la malade. Le leode-« main, à cinq heures du matia, elles me firent avertir de ce phénomène, que