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Tome cinquième.
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186 HISTOIRE NATURELLE

vaux dressent les oreilles et paraissent se tenir fiers et fermes anson de la trompette;, etc., connue les chiens de chasse sanimentaussi par le son du cor.

On prétend que les marsouins, les phoques et les dauphins ap-prochent des vaisseaux lorsque, dans un temps calme, on y faitune musique retentissante ; mais ce fait, dont je doute , n'est rap-porté par aucun auteur grave.

Plusieurs espèces doiseaux, tels que les serins, linottes, char-donnerets, bouvreuils, tarins, sont très-susceptibles des im-pressions musicales, puisquils apprennent et retiennent des airsassez longs. Presque tous les autres oiseaux sont aussi modifiéspar les sons : les perroquets, les geais, les pries, les sansonnets,les merles, etc. ,apprennent;! imiter le sifflet, et même la parole;ils imitent aussi la voix et le cri des chiens, des chats et des autresanimaux.

En général, les oiseaux des pays habités et anciennement po-licés ont la voix plus douce ou le. cri moins aigre que dans lesclimats déserts et chez les nations sauvages. Les oiseaux de l'Amé­ rique , comparés à ceux de lEurope et de 1 Asie , eu offrent unexemple frappant ; on peut avancer avec vérité que dans le nou-veau continent il ne sest trouvé que des oiseaux criards, et qu'à1 exception de trois ou quatre espèces, telles que celles de Porga-n/sle, du scarlate et du merle moqueur, presque tous les autresoiseaux de cette vaste région avoient et ont encore la voix cho-quante pour notre oreille.

On sait que la plupart des oiseaux chaulent dautant plus fortqu ils entendent plus de bruit ou de son dans le lieu qui les ren-ferme. On connoit les assauts du rossignol contre la voix humaine*otdya mille exemples particuliers de l'instinct musical des oi-seaux, dont on na pas pris la peine de recueillir les détails.

U y a même quelques insectes qui paraissent être sensiblesaux impressions de la musique : le fait des araignées qui des-cendent de leur toile, et se tiennent suspendues, tant que leson des instrumens continue, et qui remontent ensuite a leurplace, m'a été attesté par un assez grand nombre de témoins ocu-laires, pour quon ne puisse guère le révoquer en doute.

Tout le monde sait que cest en frappant sur des chaudronsqu on rappelle les essaims fugitifs des abeilles, et que Ion faitcesser par un grand bruit la strideur incommode des grillons.

Sur la voix des animaux.

Je puis me tromper, mais i! m a paru que le mécanisme par