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Tome cinquième.
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DE LIIOMîvIE. 2 a 5

ornement; et quils ont aussi de gros trous aux oreilles, ilsmettent des chevilles comme au nez.

Leshabitans de la côte de la nouvelle Hollande, qui est à 16degrés 1 5 minutes de latitude méridionale et au midi de lile deTimor , sont peut-être les gens du monde les plus misérables, etceux de tous les humains qui approchent le plus des brutes ;ils sont grands, droits et menus; ils ont les membres longs etdéliés, la tète grosse, le front rond, les sourcils épais. Leurs pau-pières son t toujours à demi fermées : ils prennent celte habitudedès leur enfance, pour garantir leurs yeux des moucherons quiles incommodent beaucoup; et comme ils nouvrent jamais lesyeux, ils 11e sauraient voir de loin, à moins quils ne lèvent la tète,comme sils vouloient regarder quelque chose au-dessus deux.Ils ont le liez gros, les lèvres grosses et la bouche grande. Ils sar-rachent apparemment les deux dents du devant de la mâchoiresupérieure ; car elles manquent à tous, tant aux hommes quauxfemmes, aux jeunes et aux vieux. Ils nont point de barbe ; leurvisage est long, dun aspect très-désagréable, sans un seul traitqui puisse plaire. Leurs cheveux ne sont pas longs et lisses commeceux de presque tous les Indiens; mais ils sont courts, noirs etcrépus , comme ceux des nègres. Leur peau est noire commecelle des nègres de Guinée . Us nont point d'habits, mais seule-ment un morceau décorce darbre attaché au milieu du corps enforme de ceinture, avec 1111e poignée dherbes longues au milieu.Us nont point de maisons; ils couchent à l'air sans aucune cou-verture, et nont pour lit que la terre : ils demeurent en troupesde vingt ou trente, hommes, femmes et enfans, tout cela pèle-nièle. Leur unique nourriture est un petit poisson quils pren-nent en faisant des réservoirs de pierre dans de petits bras demer; ils nont ni pain, ni grains, ni légumes, etc.

Les peuples dun autre côté de la Nouvelle Hollande, à 22ou 2,3 degrés latitude sud, semblent être de la même race queceux dont nous venons de parler : ils sont extrêmement laids; ilsont de même le regard de travers, la peau noire, les cheveuxcrépus, le corps grand et délié.

Il parait, par toutes ces descriptions, que les îles et les côtes delocéan indien sont peuplées dhommes très-ci.Térens entre eux.Les habita ns de Malaca, de Sumatra et des des ÏNicobar, semblenttirer leur origine des Indiens de l:i presquîle de l'Inde ; ceux deJava, des Chinois, à lexception de ces hommes blancs et blondsqu onappelle Chacrelas, qui doivent venir des Européens; ceuxdes îles Moluques paraissent aussi venir, pour la plupart, des In-