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ornement; et qu’ils ont aussi de gros trous aux oreilles, où ilsmettent des chevilles comme au nez.
Leshabitans de la côte de la nouvelle Hollande, qui est à 16degrés 1 5 minutes de latitude méridionale et au midi de l’ile deTimor , sont peut-être les gens du monde les plus misérables, etceux de tous les humains qui approchent le plus des brutes ;ils sont grands, droits et menus; ils ont les membres longs etdéliés, la tète grosse, le front rond, les sourcils épais. Leurs pau-pières son t toujours à demi fermées : ils prennent celte habitudedès leur enfance, pour garantir leurs yeux des moucherons quiles incommodent beaucoup; et comme ils n’ouvrent jamais lesyeux, ils 11e sauraient voir de loin, à moins qu’ils ne lèvent la tète,comme s’ils vouloient regarder quelque chose au-dessus d’eux.Ils ont le liez gros, les lèvres grosses et la bouche grande. Ils s’ar-rachent apparemment les deux dents du devant de la mâchoiresupérieure ; car elles manquent à tous, tant aux hommes qu’auxfemmes, aux jeunes et aux vieux. Ils n’ont point de barbe ; leurvisage est long, d’un aspect très-désagréable, sans un seul traitqui puisse plaire. Leurs cheveux ne sont pas longs et lisses commeceux de presque tous les Indiens; mais ils sont courts, noirs etcrépus , comme ceux des nègres. Leur peau est noire commecelle des nègres de Guinée . Us n’ont point d'habits, mais seule-ment un morceau d’écorce d’arbre attaché au milieu du corps enforme de ceinture, avec 1111e poignée d’herbes longues au milieu.Us n’ont point de maisons; ils couchent à l'air sans aucune cou-verture, et n’ont pour lit que la terre : ils demeurent en troupesde vingt ou trente, hommes, femmes et enfans, tout cela pèle-nièle. Leur unique nourriture est un petit poisson qu’ils pren-nent en faisant des réservoirs de pierre dans de petits bras demer; ils n’ont ni pain, ni grains, ni légumes, etc.
Les peuples d’un autre côté de la Nouvelle Hollande, à 22ou 2,3 degrés latitude sud, semblent être de la même race queceux dont nous venons de parler : ils sont extrêmement laids; ilsont de même le regard de travers, la peau noire, les cheveuxcrépus, le corps grand et délié.
Il parait, par toutes ces descriptions, que les îles et les côtes del’océan indien sont peuplées d’hommes très-ci.Térens entre eux.Les habita ns de Malaca, de Sumatra et des des ÏNicobar, semblenttirer leur origine des Indiens de l:i presqu’île de l'Inde ; ceux deJava, des Chinois, à l’exception de ces hommes blancs et blondsqu onappelle Chacrelas, qui doivent venir des Européens; ceuxdes îles Moluques paraissent aussi venir, pour la plupart, des In-