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sait que par la brûlure la peau des nègres devient blanche, et quecette femme est tous les jours occupée aux travaux de la cuisine,on ponrroit peut-être supposer que ce changement de couleuraurait été l'effet de la chaleur : mais il n’y a pas moyen de se prêterà cette supposition dans ce cas-ci, puisque cette femme a tou-jours été bien habillée, et que le changement est aussi remar-quable dans les parties qui sont à l'abri de l’action du feu, quedans celles qui y sont le plus exposées.
La peau , considérée comme émonctqire, paraît remplir toutesses fonctions aussi parfaitement qu’il est possible, puisque la sueurtraverse indifféremment avec la plus grande liberté les partiesnoires et les parties blanches. »
Mais s’il y a des exemples de femmes ou d’hommes noirs de-venus blancs, je ne sache pas qu’il y eu ait d’hommes blancs de-venus noirs. La couleur la plus constante dans l’espèce humaineest donc le blanc, que le froid excessif des climats du pôle changeen gris obscur, et que la chaleur txop forte de quelques endroitsde la zone torride change en noir : les nuances intermédiaires ,c’est-à-dire, les teintes de basané, de jaune, de rouge, d’olive etde brun, dépendent des différentes températures et des autrescirconstances locales de chaque contrée; l’on ne peut donc attri-buer qu’à ces mêmes causes la différence dans la couleur des yeuxet des cheveux, sur laquelle néanmoins il y a beaucoup plus d’u-niformité que dans la couleur de la peau : car presque tous leshommes de l'Asie ,de l’Afrique et de l’Amérique , ont les cheveuxnoirs ou bruns; et parmi les Européens , il y a peut-être en-core beaucoup plus de bruns que de blonds, lesquels sont aussipresque les seuls qui aient les yeux bleus.
Sur les monstres.
A ces variétés, tant spécifiques qu’individuelles, dans l’ospteehumaine , on pourrait ajouter les monstruosités; mais nous netraitons que des faits ordinaires de la Nature, et non des accidens:néanmoins nous devons dire qu’on peut réduire en trois classestous les monstres possibles ; la première est celle des monstres parexcès, la seconde des monstres par défaut, et la troisième de ceuxqui le sont par le renversement ou la fausse position des parties.Dans le grand nombre d’exemples qu’on a recueillis des différensmonstres de l’espèce humaine, nous n’en citerons ici qu lui seulde chacune de ces trois classes.
Bujfon. 5, a i