48s HISTOIRE NATURELLE
Rien plus robustes. Tout son plumage est J’nn noir changeant envert : immédiatement sur la racine du demi-bec supérieur, s'é-lèvent droit de longues plumes très-étroites, qui ont jusqu’à unpouce huit lignes de hauteur; elles se courbent en devant, et luifont une sorte de huppe fort singulière : les deux plumes exté-rieures de la queue dépassent les deux du milieu d’un pouce septlignes; les autres, étant de grandeur intermédiaire, se courbenten dehors, ce qui rend la queue très-fourchue. M. Commersonassure que le drongoa un beau ramage, qu’il compare au chantdu rossignol; ce qui marque une grande différence entre cet oi-seau et les tyrans, qui n’ont tous que des cris aigres, et quid’ailleurs sont indigènes en Amérique . Ce drongo a première-ment été apporté de Madagascar par M. Poivre; on l'a aussi ap-porté du cap de Bonne-Espérance et de la Chine . Nous avonsremarqué que la huppe manque à quelques-uns; et nous ne dou-tons pas que l’oiseau envoyé au Cabinet du Roi, sous le nom degobe-mouche à queue fourchue de. la Chine , ne soit un individude cette espèce, et c’est peut-être la femelle, la ressemblance, audéfaut de huppe près, étant entière entre ect oiseau de la Chine et le drongo.
On trouve aussi une espèce de drongo à la côte de Malabar,d’où il nous a été envoyé par M. Sonnerat. 11 est un peu plu»grand que celui de Madagascar ou de la Chine -. il a, commeeux, le plumage entièrement noir; mais il a le bec plus fort etplus épais : il manque de huppe , et le caractère qui le distinguele plus consiste en deux longs brins qui partent de la pointe desdeux pennes extérieures de la queue : ces brins sont presque nus,sur six pouces de longueur, et, vers leurs extrémités, ils sont gar-nis de barbes comme à leur origine. Nous ne savons rien des ha-bitudes naturelles de cet oiseau du Malabar; mais la notice souslaquelle il nous est décrit nous indique qu'il les a communes avecle drongo de Madagascar , puisqu’il lui ressemble par tous les ca-ractères extérieurs.
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LE PI AU H AU.
Plus grand que tous les tyrans, le piauhau ne peut pas êtreun gobe-mouche; le caractère du bec est le seul qui paroisse lefaire tenir à ce genre : mais il est si éloigné de toutes les espèces