4ç)G histoire naturelle
nu plus r|u’une once; il en diffère par son plumage, dont les cou-leurs sont plus foi blés, et où, en général, il y a moins de blanc,et par une espèce de couronne blanchâtre plus marquée dans cetoiseau que dans l’alouette ordinaire ; il en diffère par les pennesde l’aile, dont la première et la plus extérieure est plus courte queles autres d’un demi-pouce; il en diffère par ses habitudes natu-relles, puisqu’il se perche sur les arbres, tandis que l’alouettecommune ne se pose jamais qu’à terre : à la vérité, il se perchesur les plus grosses branches , sur lesquelles il peut se tenir sansêtre obligé de les embrasser avec ses doigts ; ce qui ne seroit guèrepossible , vu la conformation de son doigt trop long, ou plutôtde son ongle postérieur, et trop peu crochu pour saisir la bran-che; il en diffère en ce qu’il se plaît et niche dans les terres in-cultes qui avoisinent les taillis, ou à l’entrée des jeunes taillis, d’oùlui est venu sans doute le nom alouette de bois, quoiqu’il nes'enfonce jamais dans les bois, au lieu que l’alouette ordinaire selient dans les grandes plaines cultivées : il en diffère par sonchant, qui ressemble beaucoup plus à celui du rossignol qu’à ce-lui de l’alouette, et qu’il fait entendre non-seulement le jour,mais encore la nuit comme le rossignol, non-seulement en vo-lant, mais aussi étant perché sur une branche. M. Hébert a re-marqué que les fifres des Cent-Suisses de la garde imitent assezexactement le ramage du cujelier ; d’où l’on peut conclure, ceme semble, que cet oiseau est commun dans les montagnes deSuisse 1 , comme il l’est dans celles du Bugey . Il diffère de l’a-louette par la fécondiLé; car, quoique les hommes fissent moinsla guerre au cujelier, sans doute comme étant une proie trop pe-tite , et quoiqu’il ponde quatre ou cinq oeufs comme l’alouetteordinaire, l’espèce est cependant moins nombreuse. Il en diffèrepar le temps de la ponte , car nous avons vu que l’alouette com-mune ne faisoit pas sa première ponte avant le mois de mai, aulieu que les petits de celle-ci sont quelquefois en état de voler dèsla mi-mars.
Enfin il en diffère par la délicatesse du tempérament, puisque,selon la remarque du même Albin , il n’est pas possible, quelquesoin que l’on prenne, d’élever les petits que l’on tire du nid ; cequi néanmoins doit se restreindre au climat de l'Angleterre, etautres semblables ou plus froids, puisque Olina, qui vivoit dans