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Tome dixième.
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)G histoire naturelle

nu plus r|uune once; il en diffère par son plumage, dont les cou-leurs sont plus foi blés, et, en général, il y a moins de blanc,et par une espèce de couronne blanchâtre plus marquée dans cetoiseau que dans lalouette ordinaire ; il en diffère par les pennesde laile, dont la première et la plus extérieure est plus courte queles autres dun demi-pouce; il en diffère par ses habitudes natu-relles, puisquil se perche sur les arbres, tandis que lalouettecommune ne se pose jamais quà terre : à la vérité, il se perchesur les plus grosses branches , sur lesquelles il peut se tenir sansêtre obligé de les embrasser avec ses doigts ; ce qui ne seroit guèrepossible , vu la conformation de son doigt trop long, ou plutôtde son ongle postérieur, et trop peu crochu pour saisir la bran-che; il en diffère en ce quil se plaît et niche dans les terres in-cultes qui avoisinent les taillis, ou à lentrée des jeunes taillis, dlui est venu sans doute le nom alouette de bois, quoiquil nes'enfonce jamais dans les bois, au lieu que lalouette ordinaire selient dans les grandes plaines cultivées : il en diffère par sonchant, qui ressemble beaucoup plus à celui du rossignol quà ce-lui de lalouette, et quil fait entendre non-seulement le jour,mais encore la nuit comme le rossignol, non-seulement en vo-lant, mais aussi étant perché sur une branche. M. Hébert a re-marqué que les fifres des Cent-Suisses de la garde imitent assezexactement le ramage du cujelier ; d lon peut conclure, ceme semble, que cet oiseau est commun dans les montagnes deSuisse 1 , comme il lest dans celles du Bugey . Il diffère de la-louette par la fécondiLé; car, quoique les hommes fissent moinsla guerre au cujelier, sans doute comme étant une proie trop pe-tite , et quoiquil ponde quatre ou cinq oeufs comme lalouetteordinaire, lespèce est cependant moins nombreuse. Il en diffèrepar le temps de la ponte , car nous avons vu que lalouette com-mune ne faisoit pas sa première ponte avant le mois de mai, aulieu que les petits de celle-ci sont quelquefois en état de voler dèsla mi-mars.

Enfin il en diffère par la délicatesse du tempérament, puisque,selon la remarque du même Albin , il nest pas possible, quelquesoin que lon prenne, délever les petits que lon tire du nid ; cequi néanmoins doit se restreindre au climat de l'Angleterre, etautres semblables ou plus froids, puisque Olina, qui vivoit dans

2 J'apprends qu'il se trouve en effet dans les prairies les plus hautes de laSuisse .