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Tome dixième.
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4ij8 HISTOIRE NATURELLE

La troisième et la meilleure saison commrncc arec le mois dejanvier *, et sétend jusquà la fin de février, temps auquel cesoiseaux sc séparent deux à deux pour former des sociétés plusintimes. Les jeunes cujeliers pris alors sont ordinairement lesmeilleurs pour le chant; ils gazouillent peu de jours après qu'onles a pris, et cela dune manière plus distincte que ceux qui ontété pris en toute autre saison.

Longueur totale, six pouces; bec, sept lignes; vol, neufpouces (dix, selon M. Loltinger ) ; queue, deux pouces un quart,un peu fourchue, composée de douze pennes; dépasse les ailesdenviron treize lignes.

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LA FAR LO USE, OU LALOUETTE DE PRÉS.

( Pl- 5g, fig- 3- )

Belon et Olina disent que c'est la plus petite de toutes lesalouettes, mais cest parce quils ne connoissoient pas l'alouettepipi dont nous parlerons dans la suite. La farlouse, n°. ,

fig. 2 , pèse six à sept gros, et na pas neuf pouces de vol. Lacouleur dominante du dessus du corps est l'olivâtre varié de noirdans la parLie antérieure, et lolivâtre pur et sans mélangé dansla partie postérieure ; le dessous du corps est dun blanc jaunâtre,avec des taches noires longitudinales sur la poitrine et les côtés;le fond des plumes est noir; les pennes des ailes presque noires,bordées dolivâtre; celles delà queue de même, excepté la plusextérieure, qui est bordée de blanc, et la suivante, qui est ter-minée de cette même couleur.

Cet oiseau a des espèces de sourcils blancs, que M. Linnæus a

1 M- Hébert a tué rte ces oiseaux pendant lhiver en Brie, en Picardie et enBourgogne . I! a remarqué que peudant cette saison on les trouve par terre dans lesplaines \ qu'ils sont assez communs dans le Btigey, et encore plus en Bourgogne .D'un autre côté, M. Loltinger prétend quils arrivent sur la fin de février, etqu'ils s'en vont au commencement d'octobre : mais tout cela se concilie, si parmices alouettes, comme parmi les communes, il y en a de voyageuses et d'autresrésidantes.

a Voyez Albin, tome I, page 36. Il recommande de les nourrir alors de cœurde mouton , de jaune rt'œni, de pain , de chènevis, d'û'ufs de fourmis, de versde farine, et de mettre dans leur eau deux ou trois tranches de réglisse et un peude sucre candi, avec une pincée ou deux de safran, une fois la semaine ; de les tenirdans un lieu sec donne le soleil, et de mettre du sablon dans leur cage. 11 pa-roi t qu'Albin «voit observé est oiseau par iui-niéme.